E/CN.4/2001/66 page 153 766. Le gouvernement a informé le Rapporteur spécial que des investigations étaient en cours. Des renseignements seront communiqués ultérieurement. 767. Hichem Chekroun, un mineur de 17 ans condamné à trois ans de prison fermes et emprisonné à la prison Oukacha de Casablanca, aurait été victime en janvier 1999 d’un viol par d’autres prisonniers, qui auraient bénéficié de la complicité des gardes. Il aurait été transféré avec 80 autres détenus mineurs dans l’aile pour adultes de la prison. Ce transfert aurait eu lieu pour permettre à des caméras de télévision de montrer que l’aile accueillant les mineurs n’était pas surpeuplée. Hichem Chekroun aurait été transporté à l’hôpital dans un état critique. 768. Le gouvernement a précisé que l’administration pénitentiaire a dépêché sur les lieux une commission d’enquête et que l’affaire a été déférée devant le parquet, qui a décidé de poursuivre quatre agents du centre de détention devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca. Deux de ces agents sont poursuivis, bien que remis en liberté provisoire. 769. Jaouad Farihane, un jeune homme de 24 ans originaire de Meknès, aurait été arrêté par la police à Tiflet le 2 octobre 1998. Il aurait refusé de montrer sa carte d’identité et aurait été alors frappé. Il aurait été conduit par les policiers à l’hôpital de Tiflet, où il aurait été déclaré mort à son arrivée. Son corps aurait été transporté à la morgue de Khemisset. Deux jours plus tard, sa famille aurait été informée, mais aurait été empêchée d’examiner le corps. 770. Le gouvernement a indiqué que Jaouad Farihane était décédé des suites d’une maladie gravissime dont il souffrait de longue date. L’expertise médicale a conclu à une mort naturelle. 771. Hicham Janah aurait été arrêté le 20 novembre 1998 et emmené au poste de police central de Meknès. Sa mère aurait informé, certificats médicaux à l’appui, les policiers de garde que son fils était épileptique et nécessitait des soins constants. Les policiers auraient refusé de prendre les médicaments qu’elle avait amenés avec elle. Le 22 novembre, Hicham Janah aurait été transféré à la prison de Meknès. Les autorités pénitentiaires auraient à leur tour refusé de prendre les médicaments apportés par sa famille. Le lendemain, il aurait été vu par sa famille à l’hôpital, dans le coma et portant des marques de coups à la tête. Les autorités auraient indiqué que ces marques étaient dues à une chute lors d’une crise d’épilepsie. Il serait décédé le 24 novembre 1998. 772. Le gouvernement a indiqué que des renseignements seraient communiqués ultérieurement au Rapporteur spécial. 773. By letter dated 8 November 2000, the Special Rapporteur reminded the Government of a number of cases transmitted in 1996 regarding which no reply had been received. Urgent appeals 774. Le 21 juillet 2000, le Rapporteur spécial a envoyé un appel urgent en faveur de Ahmed Musbah Ali Hamza, sa femme, Fatima Mohamed El-Shaibani, et leurs deux filles âgées de 4 et 5 ans, qui risqueraient d’être retournés contre leur gré prochainement en Libye, où il est craint qu’ils ne soient soumis à des actes de torture. Toute la famille aurait demandé l’asile

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