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389. Godelieve Mesa aurait été arrêtée chez elle par des policiers le 17 juillet 1999.
Sa résidence servirait aussi de salle de réunion pour le Parti lumumbiste unifié (PALU).
Elle aurait aussi été frappée et forcée de se déshabiller et ramenée nue au poste de police.
Les policiers seraient ensuite retournés chez elle où ils auraient arrêté trois autres membres
du PALU qui auraient eu les yeux bandés avant d’être frappés avec la crosse des armes des
policiers. Ils auraient été tous les quatre frappés et forcés de danser et de chanter à la gloire du
gouvernement. Godelieve Mesa aurait été gardée nue pendant deux jours avant d’être relâchée
sans avoir été inculpée. Les trois hommes auraient été relâchés deux jours plus tard.
390. Hassan Kabengele aurait été arrêté par la police en compagnie de 11 autres membres de
l’Union pour la démocratie et le progrès à Kinshasa le 29 mai 1999 lors d’une réunion du parti.
Les policiers auraient incité, sans succès, la population à les lapider. Ils auraient ainsi été
conduits au poste de police communal où ils auraient été complètement déshabillés devant la
foule. Plus tard, ils auraient été transférés à l’Inspectorat de police de Kinshasa (IPK),
anciennement circonscription militaire (“Circo”) où ils auraient été menacés d’être battus et
fouettés. Ils auraient été ensuite transférés dans plusieurs centres de détention où, à chaque fois,
ils auraient été forcés de voir d’autres détenus se faire frapper. Ils auraient été relâchés sans
avoir été inculpés le 1er juillet 1999.
391. Clovis Kadda, le directeur du journal L’Alarme, aurait été arrêté le 22 septembre 1999 et
interrogé à la base militaire de Kinshasa. Après avoir découvert qu’il était de la même famille
que l’un des commandants des groupes armés d’opposition, les soldats l’auraient accusé de
complicité avec l’ennemi et l’auraient frappé. Il aurait été fouetté 57 fois.
392. Frédérique Bomwenda, une femme, lieutenant-colonel de l’armée, aurait été
violemment torturée car soupçonnée d’entretenir des liens avec les groupes armés d’opposition.
Elle aurait été arrêtée le 30 décembre 1998 au Bas-Congo où elle commandait des troupes des
Forces armées congolaises. Elle aurait été transportée au bâtiment dit GLM où elle aurait été
détenue nue et fouettée. Elle y était encore détenue en avril 2000.
393. Astrid Tshibwabwa, la belle-mère de Ntumba Kalala, qui aurait été parmi
les 23 prisonniers exécutés à Kinshasa le 25 mai 1999 après avoir été déclarés coupables de
détournement de fonds, aurait été arrêtée le 21 mai 1999 par la détection militaire des activités
antipatrie. Elle aurait été frappée dans le but de recouvrer l’argent soi-disant volé par son
beau-fils. Bien qu’elle ait payé la somme requise, elle aurait continué à être détenue au secret.
Aucune information sur sa situation n’était disponible au début de 2000.
394. Kally Kalala Buadi, fonctionnaire, de Mbuji-Mayi, aurait été arrêté le 6 août 1999 à
l’aéroport N’djili de Kinshasa. Relâché après deux jours, il aurait reçu l’ordre de se rendre à
Mbuji-Mayi où il aurait été arrêté par la brigade spéciale de recherche et de surveillance.
Pendant les cinq premiers jours de sa détention, il aurait été quotidiennement amené chez un haut
fonctionnaire qui l’aurait fait battre par des membres de sa famille. Il aurait entre autres été
frappé avec une machette et attaché nu à un arbre. Deux avocats qui auraient essayé d’intervenir
en sa faveur, auraient à leur tour été détenus.
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