Équateur : Droit à un certificat médical lors des poursuites/procédures d’enquête de la police judiciaire Le chapitre V sur les « procédures de détention » du Manuel du service des poursuites et de la procédure d’enquête de la police judiciaire en Équateur dispose que toute personne arrêtée par ordre de l’autorité compétente ou en flagrant délit (c’est-à-dire au moment où l’acte criminel est commis) doit, une fois qu’elle a été transportée et enregistrée au poste ou à l’unité de police correspondant(e), être transférée vers une unité de médecine légale ou un centre médical, où un certificat médical sera obtenu et joint au rapport de police. République kirghize : Directives pratiques émises à l’attention des médecins En décembre 2014, le ministère kirghize de la Santé a approuvé une « Directive pratique sur la documentation médicale efficace de la violence, de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants » (mise à jour en décembre 2015). Dans le cas où un patient se plaint de violences, d’actes de torture ou de mauvais traitements, les lignes directrices exigent que des médecins réalisent un examen médical spécial (conformément au Protocole d’Istanbul) et déposent une copie de leur rapport à la police sous 24 heures. Mexique : Intégration du Protocole d’Istanbul dans la législation nationale « Pour faciliter la normalisation de la documentation des cas de torture, le Bureau du Procureur général a publié l’accord numéro A/057/2003 au Journal officiel fédéral du Mexique, prévoyant l’application obligatoire par les médecins légistes et les examinateurs médicaux de ce que l’on appelle « l’Avis de spécialiste médical/ psychologique pour les possibles cas de torture et/ ou de mauvais traitements ». Il s’agit d’un document médico-légal normalisé conçu pour faciliter les enquêtes d’experts sur les cas prima facie de torture ou de mauvais traitements. Si les professionnels de la santé constatent des signes de torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants lors des examens pratiqués sur les détenus au moment de l’admission ou lorsque, par la suite, ils dispensent des soins médicaux aux détenus, ils doivent le consigner et le signaler aux autorités médicales, administratives ou judiciaires compétentes. [...] » Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson Mandela) (2015), article 34 Ÿ Pour obtenir d’autres exemples de bonnes pratiques, voir [en anglais] l’Outil de mise en œuvre (5/2018) de l’UNCAT : « Providing rehabilitation to victims of torture and other ill-treatment » (Assurer la réhabilitation des victimes de torture et de mauvais traitements), élaboré par la CTI. Philippines : le droit à un examen médical dans la législation contre la torture La Loi philippine de 2009 contre la torture (Anti-Torture Act of 2009) prévoit le droit des personnes arrêtées, détenues ou placées en garde à vue d’obtenir une évaluation physique et/ou psychologique consignée dans un rapport médical, lequel sera considéré en tant que document public conforme au protocole applicable. « Les associations médicales nationales devraient soutenir l’adoption dans leur pays de règles déontologiques et de dispositions législatives […] visant à affirmer l’obligation éthique des médecins de signaler ou de dénoncer les actes de torture ou les traitements cruels, inhumains ou dégradants dont ils ont connaissance [...] » Association médicale mondiale, Résolution sur la responsabilité des médecins dans la documentation et la dénonciation des actes de torture ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptée en 2003, modifiée en 2007, para. 9 OUTIL : Irrecevabilité des preuves obtenues sous la torture et au moyen de mauvais traitements 7/15

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