Il est un fait que nombre de jeunes disposent déjà actuellement de
l'assistance d'un avocat et d'ailleurs ont libre accès à toute communication
avec l'ORK et bien entendu la Médiateure, personnes bien situées pour
intervenir en cas de conflits d'intérêt entre le mineur et l'établissement.
La commission tient particulièrement à souligner dans ce contexte son
respect par rapport au travail accompli par l'ORK.
Ad 5) Il est inexact de dire que les recours contre les mesures de
placement provisoire constitueraient des exceptions, alors qu’une ou
plusieurs demandes sont toisées chaque semaine. Tout mineur qui le
demande a la possibilité d’obtenir une entrevue avec le juge de la
jeunesse en charge de son dossier. Par ailleurs, ces derniers, qui sont en
contact permanent avec les responsables du CSEE, s’y déplacent
régulièrement pour discuter avec les mineurs dont la situation le requiert.
En cas de placement définitif, le juge de la jeunesse peut à tout moment
de sa propre initiative, en présence d’éléments nouveaux, modifier la
mesure. En outre, tant le mineur que ses parents peuvent à tout moment
demander que le mineur bénéficie d’un congé. Aussi, si certains
placements perdurent, ce n’est pas en raison de l’absence de tout
recours, mais parce qu’une prise en charge effective du mineur nécessite
un accompagnement socio-éducatif qui s’inscrit sur une longue durée.
On ne saurait prétendre que des mineurs seraient placés dans des
établissements psychiatriques fermés pour pallier au manque de places
dans d’autres institutions! De tels placements n’interviennent que sur avis
médical.
Concernant les dispositions légales et réglementaires :
Ad 8) 10) 12) 13) Dans le cadre de la mise en place de l’unité de sécurité
une révision générale des règlements actuels s’est imposée et un groupe
de travail a été constitué. Ce groupe de travail ne manquera pas de tenir
compte des recommandations de la Médiateure.
Ad 9) L’application d’une mesure d’isolement à un jeune demeure une
situation exceptionnelle, une réaction pédagogique immédiate à un acte
non tolérable, qui si elle est appliquée ne permet pas le délai que serait un
examen médical préalable.
Ad 11) Il n’y aura pas de problèmes à faire figurer cette recommandation
qui est pratique courante dans le cadre d’un texte réglementaire car
actuellement dès l’entrée d’un nouveau pensionnaire, l’infirmière du CSEE
prend contact avec un médecin traitant, qui procède à un examen médical
du nouvel arrivant.
Concernant les constats sur place :
Ad 14) La commission partage l’avis que le recours aux menottes doit
rester exceptionnel.
3
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents