Les informations, arrivant en général en fin de soirée et concernant le non-retour d’un détenu bénéficiant du régime de la semi-liberté au Centre Pénitentiaire de Givenich ne sont pas rares non plus. L’agent de permanence doit être tenu informé immédiatement par voie téléphonique de tout décès survenant en milieu privatif de liberté. En pareil cas, il se transporte sans délai dans l’établissement concerné afin d’y recueillir tous les éléments d’information permettant de constater les éléments matériels entourant le décès de la personne concernée. Cette opération est menée afin de pouvoir se prononcer par la suite sur une éventuelle violation des droits de l’homme dont demeurent dépositaires les personnes privées de liberté. En procédant de la sorte, la Médiateure remplit également la fonction préventive qui lui est dévolue par la loi du 11 avril 2010. En effet, la présence d’un représentant d’une institution neutre et indépendante sur place, et également le fait que tous les acteurs savent que cette présence sera inévitable, contribue à une meilleure protection des droits de l’homme des personnes privées de liberté par son effet dissuasif, mais également à une meilleure protection des agents affectés à ces établissements en les mettant à l’abri de toute rumeur malveillante ou diffamatoire. Malheureusement, les agents de permanence ont dû assister pendant l’année écoulée à trois cas de décès, tous survenus au Centre Pénitentiaire de Luxembourg. 2. La méthodologie appliquée La méthodologie décrite dans le rapport précédent n’a pas subi de changements et a fait ses preuves. Comme il s’agit d’un instrument relativement récent, la Médiateure estime utile de reprendre encore une fois la description détaillée faite à ce titre par son prédécesseur. Chaque opération de contrôle est précédée par une phase d’étude approfondie de la législation nationale régissant l’institution à visiter et par l’analyse minutieuse des textes et recommandations internationales édictés en la matière. A partir de la comparaison de ces deux sources, après l’analyse des législations pertinentes d’autres pays et après l’étude des rapports rédigés dans le domaine concerné par d’autres organismes de contrôle, nationaux ou internationaux, comme le CPT du Conseil de l’Europe par exemple, le Contrôleur externe élabore un questionnaire et une liste détaillée d’installations à visiter et d’éléments à vérifier. Une étude de l’organigramme fonctionnel de l’institution visitée permet alors de déterminer les interlocuteurs et de procéder à une structuration des entretiens selon le domaine de compétence de chaque interlocuteur. Il est évident que les entretiens qui sont menés par l’équipe de contrôle lors des missions concernent aussi bien les personnes responsables de l’institution visitée et le personnel y affecté, que les personnes privées de liberté qui y sont hébergées. Chaque mission de contrôle commence par une entrevue de la Médiateure et de ses deux agents formant l’équipe de contrôle avec les responsables de l’institution à visiter. Au cours de cette entrevue, la Médiateure explique en détail les objectifs et les modalités du contrôle. Les opérations sur le terrain sont exécutées par les deux agents de l’équipe de contrôle. 4

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