(44) La prévention des maladies transmissibles ainsi que la contraception constituent des questions importantes au CSEE. Il est un fait que de nombreux mineurs consomment ou ont consommé des drogues. Si usuellement, cette consommation se limite à la consommation de cannabis qui est sans incidence sur les maladies transmissibles, il est à noter que certains mineurs ont également consommé des drogues dites dures, en partie administrées par voie intraveineuse. L’équipe de contrôle a eu des informations qui permettent de craindre que certains mineurs ont continué, voir même continuent la consommation de telles substances au sein du CSEE. La Médiateure compte revenir ultérieurement au problème lié aux drogues qui existe sur les deux sites et sur les moyens auxquels les responsables du CSEE pourraient recourir afin de limiter au maximum leur consommation. (45) L’infirmière a, pendant un certain temps, proposé des cours d’éducation à la santé qui ont dû être arrêtés à cause de sa surcharge de travail. Ceci est très regrettable alors qu’il est important de sensibiliser les mineurs aux risques de santé et plus particulièrement à ceux engendrés par la consommation de stupéfiants. Egalement une sensibilisation aux maladies sexuellement transmissibles et à la contraception devrait être proposée aux mineurs. Les garçons et les filles placés au CSEE ne se côtoient pas toute la journée et sont surtout séparés pendant la nuit, ce qui diminue la probabilité de relations intimes entre les pensionnaires. Il est cependant à souligner que la majorité des jeunes bénéficie de congés lors des fins de semaine pendant lesquels la surveillance risque souvent d’être beaucoup moins importante qu’elle ne l’est au CSEE. Il faut en plus être conscient que les adolescents placés au CSEE se trouvent dans une période de leur vie où la découverte de leur vie intime occupe une place importante. Il faudra partant tout mettre en œuvre pour prévenir toute grossesse involontaire et préserver la santé des adolescents. (46) L’équipe de contrôle a été informée que la contraception posait souvent des problèmes aux filles. Ainsi notamment l’efficacité de l’administration de la pilule contraceptive ne serait pas garantie, faute par les mineures d’en observer la prise régulière. D’autres possibilités de contraception devraient partant être envisagées en accord avec les mineures. Certaines mineures auraient même volontairement provoqué une grossesse afin de faire transférer leur placement vers une autre institution. Ce constat prouve que les jeunes ne sont pas vraiment conscients des conséquences et de la portée de leurs actes. Ceci souligne encore la nécessité de 39

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