existence de cette présomption, qu’elle soit fondée ou non, ce que l’équipe de
contrôle ne peut ni infirmer, ni confirmer, est évidemment nuisible à la sérénité de la
vie en commun. La plus grande transparence dans la sélection des mineurs en vue
d’une participation aux activités s’impose en tout cas.
(72) A côté du sentiment d’injustice qui peut s’installer chez les mineurs, l’importance
« thérapeutique » potentielle de ces activités doit également être soulignée. Les
activités à l’extérieur constituent pour certains mineurs la seule possibilité de quitter
le site de l’internat. Les mineurs qui ne fréquentent pas d’école à l’extérieur, ce qui
est le cas pour environ la moitié d’eux, et ceux qui ne peuvent pas profiter de congé
à la fin de semaine, se trouvent, en cas d’impossibilité de participer à des activités
externes, toujours confinés à l’intérieur du CSEE.
Les activités organisées à l’extérieur du site ne présentent pas seulement une
occasion unique pour se changer les idées, mais également pour dépenser de
l’énergie. Il est évident que ces deux facteurs peuvent contribuer à une meilleure
paix sociale à l’intérieur de l’internat et également à une meilleure cohésion entre les
mineurs.
(73) Les mineurs ont également fait état des différences qui semblent exister entre le
traitement des différents groupes de mineurs. Ils ont l’impression que les mineurs
plus âgés et fréquentant une école à l’extérieur du site de l’internat sont plus
appréciés par les éducateurs et qu’ils bénéficient dès lors d’une plus grande offre
d’activités.
L’équipe de contrôle n’a pas pu vérifier la pertinence de ces informations, mais le
sentiment ressenti par les mineurs devrait être pris au sérieux et les responsables du
CSEE devraient chercher une meilleure communication avec les mineurs afin de
clarifier la situation.
La Médiateure demande aux responsables du CSEE de développer un plan de
roulement qui devrait permettre à chaque mineur de participer au moins une
fois par semaine à une activité. Si cela n’était pas possible à cause du manque
d’éducateurs, ce plan devrait au moins garantir dans tous les cas que tous les
mineurs participent avec la même fréquence aux différentes activités
organisées.
(74) La Médiateure est consciente que l’offre qui peut être proposée par les
éducateurs aux jeunes et le nombre de jeunes qui peuvent participer à ces activités
sont tributaires de plusieurs facteurs indépendants de la volonté des éducateurs et
des responsables du CSEE.
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