Il faut encore se rendre à l’évidence que l’absence totale de murs ou de cloisons extérieurs et la relative facilité d’accès aux deux sites pour de tierces personnes aux fins d’y dissimuler des drogues ne facilite guère la lutte efficace contre la prise de stupéfiants. Force est également de constater que les deux sites sont entourés d’un parc arboré offrant ainsi une multitude de possibilités d’y dissimuler toutes sortes d’objets indésirables ou potentiellement dangereux. Les mineurs n’ignorent pas qu’ils risquent de faire l’objet de fouilles corporelles à leur rentrée de congé, mais il leur est aisé de nouer pendant leur absence du CSEE les contacts nécessaires en vue de faire dissimuler des drogues ou d’autres objets par des tierces personnes dans les enceintes de Dreiborn et de Schrassig. Il est cependant hors de question de faire entourer les deux sites d’une enceinte de sécurité à l’image de celle du CPL. La mise en place de dispositifs électroniques de contrôle d’accès aux lieux (détecteurs de mouvements, caméras à vision nocturne, etc…), outre le fait que leur installation serait extrêmement onéreuse, ne serait guère d’utilité alors que le nombre de fausses alarmes serait trop important du fait de la présence d’animaux due à l’absence d’une enceinte externe. On est donc réduit au constat que ni le mode de fonctionnement du CSEE, ni l’emplacement physique des deux sites ne permettent de lutter efficacement contre l’arrivée de drogues dans l’institution. Les possibles pistes pouvant conduire à une amélioration très sensible de la situation doivent donc être recherchées dans d’autres approches, sachant que l’absence totale de drogues d’un milieu fermé demeurera malheureusement une utopie. (101) Il existe des moyens de dépistage de prise de stupéfiants par voie urinaire ou salivaire peu onéreux et faciles d’emploi. Généralement ces tests décèlent en même temps la prise d’un certain nombre de catégories différentes de stupéfiants (opiacés, cocaïne, THC, amphétamines et métamphétamines etc.). Il importe cependant de savoir que ces tests ne sont pas seulement sensibles aux stupéfiants eux-mêmes mais également à leurs métabolites. De ce fait, ils ne mettent pas seulement en évidence une prise récente d’une substance interdite, mais également une consommation plus ancienne. Cette période de détection varie selon le stupéfiant recherché, mais également en fonction de la quantité, de la fréquence de la consommation, du métabolisme, du poids, de l'âge et de l'état de santé du consommateur. Si la période de détection dans les urines ou dans la salive n’est que de 2 à 4 jours pour les opiacés, elle peut augmenter jusqu’à 30 jours pour le THC, voire même à 60 jours pour le PCP (psychotrope hallucinogène). 63

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