Ce centre, disposant d’une section fermée et d’une section semi-ouverte ne constituerait pas une prison pour mineurs, mais bien un centre de réadaptation offrant aux mineurs y placés toutes les possibilités de suivi et d’accompagnement, psychologique, psychiatrique, pédagogique et socioéducatif spécifique nécessaire en vue de favoriser au mieux leur pronostic social. La Médiateure insiste sur le fait que le placement dans ce centre aurait lieu sur base d’une loi portant l’intitulé de « protection de la jeunesse », intitulé qu’elle n’entend nullement faire changer. Il ne saurait être question de la mise en place d’un droit pénal des mineurs. Ce centre pourrait être construit sur un terrain appartenant déjà à l’Etat afin d’exploiter le cas échéant des synergies qui pourraient se présenter avec des infrastructures éventuellement existantes. Il devra suffire aux critères sécuritaires d’usage pour une telle infrastructure, mais il devrait également respecter des critères rigoureux quant au coût de construction. Il ne faut en effet pas oublier qu’un tel centre ne doit pas répondre aux mêmes critères qu’une unité de haute sécurité dans une prison, destinée à accueillir les délinquants les plus dangereux. La Médiateure ne peut s’empêcher de penser que des considérations analogues ont éventuellement conduit à la configuration actuelle de l’UNISEC. En tout état de cause, ce centre ne devrait pas être construit sur un des deux sites appartenant au CSEE. Après l’ouverture d’un tel centre, qui pourrait avoir lieu dans un délai de 5 ans, l’actuelle UNISEC pourrait servir à d’autres fins, plus utiles au CSEE. On pourrait en effet prévoir d’y aménager une unité fermée, commune aux deux sites ainsi qu’au moins un logement encadré. De cette manière on libérerait 6 chambres de la section fermée sur chacun des sites qui pourraient être affectées au régime normal, augmentant ainsi la capacité d’accueil de 12 lits au moins. La salle des sports de l’actuelle UNISEC pourrait être mise à disposition de l’ensemble des mineurs placés à Dreiborn et/ou à Schrassig et la salle de sports actuelle du site de Dreiborn pourrait être convertie en deux logements encadrés ou être destinée à la mise en place d’un petit groupe de vie augmentant ainsi encore la capacité d’accueil. La solution proposée aurait finalement aussi l’avantage de réduire d’une manière importante l’hétérogénéité et le nombre de la population du CSEE en 69

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