Derrière le bâtiment « Orangerie » est aménagé un espace sécurisé destiné à la promenade
des patients.
Il est à noter que les aménagements sécuritaires actuellement en place ne correspondent
d’aucune manière aux exigences minimales nécessaires en matière de prévention d’une
fuite.
L’autre bâtiment envisageable en vue de trouver une solution à la situation actuelle est le
« Lannenhaff ». C’est à ce bâtiment que pratiquement l’ensemble du personnel médical et
paramédical attaché au service du BU 6 a fait référence auprès de l’équipe de contrôle.
Le « Lannenhaff » abrite actuellement des patients psychotiques résistants aux thérapies
habituelles. Il s’agit exclusivement de patients de très long séjour.
Le « Lannenhaff » a été rénové intégralement il y a quelques années et il est doté d’une
grande cour intérieure, entourée d’un mur d’une hauteur d’environ 3 mètres.
Le « Lannenhaff » est d’ores-et-déjà doté d’infrastructures sécuritaires d’un certain niveau
(portes blindées, verre de sécurité, grilles devant les fenêtres entièrement ouvrables, etc.), il
serait nécessaire de faire procéder à un audit de sécurité et il est probable que les travaux à
mener seraient d’une envergure relativement faible (fermeture ou réaménagement des deux
portes dans le mur de l’enceinte, surveillance par caméra, éventuellement mise en place de
détecteurs de mouvement, menus travaux)
La configuration architecturale du « Lannenhaff » exige, en cas de transfert des patients du
BU6 vers cette structure, une augmentation du nombre de personnel paramédical de trois à
4 unités par tour. Force est de relever que cette quatrième personne ne devrait pas
nécessairement disposer de la qualification d’infirmier ou d’infirmier spécialisé en psychiatrie
alors que sa tâche consisterait pour la plus grande partie dans la surveillance des patients
en vue de garantir une sécurité renforcée.
Si un transfert des patients du BU6 vers l’Orangerie était favorisé, les travaux à entreprendre
afin de sécuriser l’aire de sortie seraient d’une nature plus conséquente alors que les
infrastructures actuelles en place ne répondent à aucune norme de sécurité, ne fut-elle que
minimale.
Force est également de constater qu’il ne paraît guère recommandable d’héberger les
mineurs placés dans un même bâtiment avec les irresponsables pénaux alors que nombre
de ces patients ont été auteurs d’infractions à caractère sexuel.
6.2.
Conclusions générales
Malgré la vétusté relative des infrastructures bâties, le Contrôleur externe ne peut se féliciter
que de la qualité des conditions d’hébergement.
En effet, l’état d’hygiène des locaux est irréprochable, la qualité des repas est correcte et
régulièrement contrôlée par des organismes externes, un soin particulier est accordé à la
prévention des maladies nosocomiales, l’état de la literie et des vêtements des patients est
correcte.
Les installations sanitaires sont disponibles en nombre suffisant et permettent à chaque
patient, même à ceux à capacités motrices réduites, le maintien d’une hygiène corporelle
irréprochable.
L’aération et/ou la climatisation des lieux laisse quelque peu à désirer, mais au vu de l’état
des infrastructures, il ne semble guère possible de remédier à cet état.
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