privation de liberté doit avoir lieu dans une infrastructure séparée, mieux adaptée aux
besoins spécifiques des mineurs concernés.
Elle appelle dès lors les autorités compétentes à multiplier les efforts afin qu’une telle
structure, adaptée aux besoins très spécifiques des mineurs d’âge, devienne
disponible dans les tout meilleurs délais.
La réforme dont objet est d’une importance capitale et constitue à certains égards un
changement de paradigme radical.
Elle sera déterminante pour le futur traitement pénologique des détenus et permettra
à notre pays d’atteindre un rang respectable en matière de protection des droits de
l’homme en milieu privatif de liberté.
Une meilleure formation des gardiens qui devra aller de pair avec un changement de
leurs attributions dans le sens d’un travail social de proximité, une meilleure
structuration de l’administration pénitentiaire et de l’exécution des peines, ensemble
avec l’introduction de nouveaux instruments de traitement pénologique sont autant
de facteurs qui permettront d’augmenter considérablement les chances d’une
réintégration sociale réussie. La société entière sera bénéficiaire de cette politique,
tant sur le plan financier que sur le plan de l’ordre public.
Luxembourg, le 19 février 2013
Lydie ERR
Médiateure
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