-247-18937-3.indd 91 Une prise en compte insuffisante directe. Il importe que cette dernière soit accompagnée dans cette 91 démarche ; la proposition et les modalités de l'accompagnement sont garanties par l'équipe de direction pour les professionnels. L'accompagnement par les parents ou un professionnel est systématique pour les mineurs. L'équipe de direction adresse systématiquement un courrier au procureur de la République à l'appui du dépôt de plainte ». Selon les informations fournies par la CNAPE (fédération nationale d'associations qui intervient dans le champ de la protection de l'enfance) dans certains CEF, si le jeune ne dépose pas plainte la direction informe le parquet qui demande l'audition du jeune ; des poursuites sont donc possibles même si le jeune n'a pas déposé plainte. Afin que les personnes privées de liberté échappent à un déni de droit, et parce qu'elles sont dépendantes des personnes qui les prennent en charge, il est crucial que les administrations mettent en place des dispositifs d'accompagnement et d'aide aux victimes dans leurs démarches de dépôt de plainte. Des protocoles doivent être établis entre les établissements et les parquets qui doivent, quant à eux, porter une attention particulière aux plaintes déposées par les personnes privées de liberté. RECOMMANDATION 20 Chaque lieu de privation de liberté doit disposer d'un protocole de prise en charge et d'accompagnement des victimes dans leur démarche de dépôt de plainte, et le mettre en œuvre. C – Prise en charge des victimes parmi le personnel Outre le fait que les violences ne sont pas toujours rapportées – pour des raisons parfois comparables à celles qui motivent les personnes privées de liberté (la crainte du regard ou de l'inaction 04/11/2019 10:41:36

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