Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté 128 Section 3 Une formation des professionnels soucieuse des relations interpersonnelles évite les violences Le CGLPL a consacré un rapport thématique au personnel de l'ensemble des lieux de privation de liberté. Un certain nombre de préconisations concernant le recrutement et la formation du personnel ainsi que l'accompagnement quotidien des équipes y sont formulées, qui rejoignent la question de la prévention des violences interpersonnelles. Il s'agit ici de mettre en exergue des aspects particuliers de ces préconisations. I – Le recrutement A – Les policiers, gendarmes et douaniers Ces trois professions ont en commun la gestion de l'interpellation et des mesures de garde à vue ou de retenue douanière. Seuls les policiers sont amenés à travailler également dans des centres de rétention administrative (CRA). La diversité des fonctions policières ne conduit pas à un recrutement distinct et le recrutement est identique pour un agent des compagnies républicaines de sécurité, un agent de renseignement, un gardien de la paix affecté en sécurité publique ou encore en police aux frontières. Leur formation initiale est commune. La gestion du processus administratif et judiciaire de la privation de liberté n'est pas garantie par la phase de recrutement. Pour accéder au corps des sous-officiers de gendarmerie, deux concours annuels sont proposés, un interne et un externe, pour environ 3 500 recrutements par an. Les gendarmes adjoints ont la possibilité de passer le concours interne de sous-officier sans disposer du baccalauréat, nécessaire pour s'inscrire au concours externe de sous-officier. -247-18937-3.indd 128 04/11/2019 10:41:41

Select target paragraph3

Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents