-247-18937-3.indd 89 Une prise en compte insuffisante B – Les suites judiciaires 89 La prévention des violences passe également par la faculté de pouvoir les dénoncer, déposer plainte, être entendu et reconnu en tant que victime. « Je vous écris au sujet de mon petit-fils interné au centre hospitalier […]. Il a subi dans le parc de ce centre une agression. On ne lui a pas donné la possibilité de porter plainte. » Saisine d'un patient, établissement de santé mentale, 2018     « Étant interné dans un hôpital psychiatrique, je me suis rendue dans les bureaux de la police nationale pour porter plainte suite à une agression qui m'a touchée personnellement au nez et à l'œil droit et pour laquelle je souffre toujours. Malheureusement l'officier qui m'a reçu m'a indiqué qu'il ne pouvait prendre ma déposition car mon agresseur étant lui-même hospitalisé dans la même unité que la mienne, les poursuites ne sauraient pas être prises en compte. » Saisine d'un patient, établissement de santé mentale, 2015 Si des dispositifs sont mis en place dans certains établissements, faire valoir ses droits, briser le silence, est un parcours difficile. Le CGLPL a fait état des difficultés d'accès aux droits dès son rapport d'activité 2012 : « L'accès aux droits de la défense souffre particulièrement des conditions de fonctionnement des lieux, si l'on entend par là – au-delà du procès civil ou pénal – non seulement le droit de se défendre contre la mesure privative de liberté elle-même mais également le droit de recours contre les décisions – nécessaires ou contingentes induites par la privation de liberté ou par les conditions de vie dans le lieu d'enfermement. Pour un captif, dont les conditions de vies sont hautement soumises aux décisions des 04/11/2019 10:41:35

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