Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté 126 L'ennui est massif dans les CRA. Le rapport annuel d'activité  2018 du CGLPL le rappelle : « Les activités, sont toujours indigentes […] : au mieux des baby-foot et des postes de télévision, mais le plus souvent seulement une télévision, dont la télécommande n'est pas toujours remise aux personnes. Certaines cours de promenade sont un simple préau entouré de murs. » 1 L'ennui est souvent constaté dans les établissements pénitentiaires pour mineurs. Dans son rapport d'activité 2018, le CGLPL indique : « Parfois des règles internes limitent l'accès aux activités. Ainsi dans un établissement, les groupes de plus de cinq sont interdits, ou bien les activités ne peuvent se dérouler qu'en présence d'un éducateur et d'un surveillant. Toutes ces conditions sont susceptibles d'empêcher le déroulement d'activités ou la participation d'une partie des jeunes » 2. Plus encore, les unités de vie les plus concernées par la violence entre les personnes, dans lesquelles un régime dit renforcé s'applique, sont celles où les jeunes sont les plus désœuvrés. Pourtant, le bénéfice de l'accès à des activités est incontestable dès lors qu'on constate lors des visites : - un poste de télévision assorti d'une télécommande dans les chambres sécurisées, ainsi que l'accès à de la lecture ; - un poste de radio et des livres dans les cellules disciplinaires des établissements pénitentiaires ; - des espaces extérieurs, suffisamment grands, agréables, équipés de mobilier ; - des espaces de convivialité, en nombre suffisant, dotés de jeux en accès libre ; - des postes de travail et de formation professionnelle pour les personnes privées de liberté en nombre suffisant et variés ; -247-18937-3.indd 126 1.  CGLPL, Rapport d'activité 2018, Dalloz, 2019, page 54. 2.  CGLPL, Rapport d'activité 2018, Dalloz, 2019, page 23. 04/11/2019 10:41:41

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