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Une prise en charge de nature à prévenir les violences
nécessité de ne pas partir des violences pour imposer des mesures 137
de sécurité systématiques, de travailler sur les pratiques non
humiliantes, non blessantes pour le professionnel comme pour la
personne. Les hiérarchies doivent être formées et responsabilisées
et les critères d'évaluation professionnelle ne doivent pas se résumer à des quantifications ou qualifications d'ordre sécuritaire.
RECOMMANDATION 26
Au cours de sa formation initiale, le personnel des lieux privation de liberté doit bénéficier d'un enseignement spécifique
relatif à la prévention et à la prise en charge des violences.
Les réponses à la violence ne doivent pas se limiter à la
maîtrise physique.
B – Le tutorat
Le tutorat est mis en place dans certains hôpitaux psychiatriques, mais parfois sans formation du tuteur et parfois sans pérennisation acquise faute de crédits ou de volonté. En général c'est un
ancien infirmier venu d'un autre service qui encadre un nouveau,
dans le meilleur des cas, parfois un collègue du même service.
Les contraintes horaires rendent difficiles les contacts entre
tuteur et « tutoré ». Pour autant, tous les soignants ayant bénéficié
de ce tutorat ont rapporté au CGLPL en retirer une impression
positive.
Ce dispositif doit être généralisé à tout professionnel œuvrant
dans un établissement de privation de liberté, que ce soit les
établissements pénitentiaires, les CRA, les CEF ou les locaux de
garde à vue.
RECOMMANDATION 27
Un tutorat doit être proposé aux professionnels prenant pour
la première fois leurs fonctions auprès de personnes privées
de liberté.
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