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Une prise en charge de nature à prévenir les violences
formations sont cependant peu nombreuses et concernent, dans 143
chaque établissement contrôlé, quelques soignants par an, les
postes vacants étant un facteur limitant leur suivi.
Dans le cadre de leur formation continue, les professionnels de
santé doivent valider une obligation de « développement personnel continu » (DPC), à remplir sur trois ans. L'agence nationale
du développement professionnel continu (ANDPC) est chargé de
proposer à l'État les orientations prioritaires. Le prochain triennal
débute en 2020, un nouvel arrêté est en préparation, en lien avec
les représentants des professionnels, les organisations syndicales
et bientôt les conseils nationaux professionnels (CNP). L'avis des
organismes partenariaux (type CNAM) est aussi recueilli.
Il concerne tous les professionnels de santé (libéraux et salariés) soit deux millions de professionnels. Seuls les psychologues – qui ne sont pas une profession de santé réglementée du
code de la santé publique – ne sont pas concernés, ainsi que
les agents des services hospitaliers (ASH) – qui ne sont pas du
personnel soignant.
Le DPC comporte des actions de formation mais aussi des
actions d'évaluation de pratique (évaluation des pratiques professionnelles, retours d'expérience, revue morbidité mortalité, gestion de risque, événements indésirables, etc.). Les actions doivent
être effectuées par des organismes de formations habilités. Pour
les actions prioritaires du DPC, l'ANDPC a des commissions
scientifiques qui valident le contenu des dispositifs proposés.
En 2015, les orientations ont été élaborées par catégorie professionnelle et non par processus de prise en charge ; des formations prioritaires pour certaines fonctions soignantes ne l'ont
pas été pour d'autres. C'est ainsi que des formations à la prévention des violences ont été prioritaires pour les aides-soignants
mais non pour les infirmiers. Les priorités nationales devraient
à l'avenir être plus transversales. Un des axes proposés concerne
le repérage de la maltraitance et de la violence et les conduites à
tenir. Aucun autre axe prioritaire ne concerne à ce jour directement les violences.
04/11/2019 10:41:43
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