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L'enfermement, propice aux violences interpersonnelles
ont des cellules minuscules (retenue dans les douanes, cellules
d'établissements pénitentiaires) ou une disposition insatisfaisante
(CEF, hôpitaux).
Dans le rapport de visite du site d'Avron du centre hospitalier spécialisé Maison-Blanche (Paris) 1, le CGLPL notait :
« Les locaux avaient initialement été construits pour être des
HLM et présentent de nombreux inconvénients. Ils sont imbriqués dans d'autres bâtiments en vis-à-vis direct qui ont gardé
cette destination initiale. Ces locaux sont inappropriés pour
la prise en charge de patients : manque d'intimité, limitation
des espaces de déambulation, une cour de promenade qui a
un aspect carcéral, le secteur G28 n'a aucun espace d'accueil
des familles ou de salle d'activité au sein des unités. Les médecins ont été associés aux travaux d'aménagements des locaux
mais, selon les propos recueillis, cette collaboration a connu de
nombreuses embûches, soignants et architectes ne se sont pas
suffisamment entendus ».
Comme cela a été indiqué aux contrôleurs lors de la préparation du présent rapport : « L'environnement architectural raté
crée de la violence ».
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II – Les espaces collectifs
L'aménagement des locaux est considéré trop souvent sous
le seul angle de la sécurité : la multiplication de sas dans certains
services hospitaliers, la fermeture de portes qui ne peuvent être
actionnées que par badge, comme dans les tribunaux, filtrent la circulation des usagers, en ralentissent le flux et limitent les contacts
humains. De même, la protection par des films opaques des vitres
de certains postes de surveillance et d'accueil dans les prisons tend
les relations.
1. CGLPL, Rapport de visite du centre hospitalier spécialisé de Maison-Blanche,
site d'Avron, octobre 2016.
04/11/2019 10:41:24
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