-247-18937-3.indd 77 Une prise en compte insuffisante Les nombreuses allégations de comportement violent et ­inapproprié d'un premier surveillant doivent faire l'objet d'une investigation approfondie et, le cas échéant, des ­poursuites nécessaires. Le CGLPL doit en être tenu informé. » Rapport de la deuxième visite de la maison d'arrêt du Mans, avril 2018 77   Enfin, dans La violence carcérale en question, les auteurs soulignent : « Il y a des moyens informels de sanctionner un détenu avec lequel cela "s'est mal passé" dans la journée. Le plus souvent, les surveillants jouent sur la dépendance des détenus en refusant d'accorder la douche supplémentaire demandée, ou bien de passer d'une cellule à l'autre les produits dont il est d'usage de permettre l'échange entre détenus. Les refus peuvent être explicites sur le mode donnant donnant : "vous m'avez emmerdé toute la matinée, je ne vous fais rien passer". À un degré supérieur, le surveillant ne va pas se "décarcasser" pour le détenu. Au lieu d'aller voir le chef ou de téléphoner à tel service à sa demande, le surveillant lui dira d'écrire, c'est-à-dire de suivre la voie bureaucratique. Ou bien il le fera attendre. » 1 C – Le dépôt de plainte et l'accès aux autorités extérieures Dans la plupart des établissements, des procédures indiquent la marche à suivre en cas d'agression entre personnes privées de liberté et entre des personnes privées de liberté et des professionnels. Si ces procédures sont en général connues des professionnels, les personnes privées de liberté en sont peu informées. Les livrets d'accueil des établissements (particulièrement ceux des établissements pénitentiaires, des CRA et des CEF) délivrent peu 1.  Chauvenet A., Orlic F., Rostaing C., La violence carcérale en question, PUF, 2008, page 295. 04/11/2019 10:41:34

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