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Une prise en compte insuffisante
Les nombreuses allégations de comportement violent
et inapproprié d'un premier surveillant doivent faire l'objet
d'une investigation approfondie et, le cas échéant, des
poursuites nécessaires. Le CGLPL doit en être tenu informé. »
Rapport de la deuxième visite de la maison d'arrêt du
Mans, avril 2018
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Enfin, dans La violence carcérale en question, les auteurs soulignent : « Il y a des moyens informels de sanctionner un détenu
avec lequel cela "s'est mal passé" dans la journée. Le plus souvent,
les surveillants jouent sur la dépendance des détenus en refusant
d'accorder la douche supplémentaire demandée, ou bien de passer d'une cellule à l'autre les produits dont il est d'usage de permettre l'échange entre détenus. Les refus peuvent être explicites
sur le mode donnant donnant : "vous m'avez emmerdé toute la
matinée, je ne vous fais rien passer". À un degré supérieur, le surveillant ne va pas se "décarcasser" pour le détenu. Au lieu d'aller
voir le chef ou de téléphoner à tel service à sa demande, le surveillant lui dira d'écrire, c'est-à-dire de suivre la voie bureaucratique.
Ou bien il le fera attendre. » 1
C – Le dépôt de plainte et l'accès aux autorités extérieures
Dans la plupart des établissements, des procédures indiquent
la marche à suivre en cas d'agression entre personnes privées de
liberté et entre des personnes privées de liberté et des professionnels. Si ces procédures sont en général connues des professionnels, les personnes privées de liberté en sont peu informées. Les
livrets d'accueil des établissements (particulièrement ceux des
établissements pénitentiaires, des CRA et des CEF) délivrent peu
1. Chauvenet A., Orlic F., Rostaing C., La violence carcérale en question, PUF,
2008, page 295.
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