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Introduction
Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté
(CGLPL) observe de plus en plus de violence entre les personnes
au fur et à mesure de ses visites dans les lieux de privation de
liberté et des courriers qu'il reçoit.
La violence est parfois à l'origine de la mesure de privation de
liberté. Dans d'autres cas, c'est la privation de liberté elle-même qui
suscite une réaction violente. La violence se présente ainsi comme un
point commun à tous les lieux que le CGLPL est amené à contrôler.
De plus, l'enfermement est, en soi, facteur de vulnérabilité :
confiées à l'administration, les personnes captives perdent une
grande part de leur autonomie et l'enfermement les expose à
un risque accru de violences – commises contre elles, par ellesmêmes ou par autrui.
Un principe de protection des personnes privées de liberté
doit dès lors s'appliquer. En application de ce principe, il convient
de protéger les personnes pour faire prévaloir leur dignité, leur
intégrité et leurs droits. La garantie de la sécurité des personnes
privées de liberté doit guider, en permanence, l'action des administrations concernées. Les voies d'action, y compris coercitives,
dont elles disposent, doivent faire l'objet d'un contrôle étroit.
Les autorités sont titulaires à ce titre d'une double obligation : celle de ne pas porter elles-mêmes atteinte à la sécurité des
personnes privées de liberté mais également celle de les protéger
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