Formation 40. Bien que plusieurs séminaires de vulgarisation aient été organisés, le Comité note avec préoccupation l’absence de formation adéquate et continue sur la Convention et les dispositions de la loi relative à la torture. Le Comité s’inquiète aussi d’informations dénonçant l’absence de médecins formés au Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Protocol d’Istanbul) (art. 10). 41. L’État partie devrait: a) Poursuivre ses efforts de sensibilisation et de formation régulière et systématique sur le contenu de la Convention et la loi 2015-033 relative à la lutte contre la torture, ainsi qu’aux méthodes d’interrogatoire non coercitives, pour toutes les personnes qui interviennent dans la détention, l’interrogatoire ou le traitement des personnes privées de liberté, en particulier pour la police, la gendarmerie et la garde nationale; b) Veiller à ce que tout le personnel concerné, notamment les membres du corps médical, soient spécifiquement formés à identifier les cas de torture et de mauvais traitements et à en recueillir les preuves, conformément au Protocole d’Istanbul; c) Élaborer et appliquer une méthode permettant d’évaluer l’efficacité des programmes d’enseignement et de formation relatifs à la Convention et au Protocole d’Istanbul. Procédure de suivi 42. Le Comité demande à l’État partie de lui fournir, d’ici au 10 août 2019, des renseignements sur la suite qu’il aura donnée aux recommandations figurant au paragraphe 15, concernant l’obligation de poursuivre et punir les auteurs d’actes de torture et de mauvais traitements; paragraphe 27 (b), concernant la libération des défenseurs des droits humains qui sont en détention arbitraire; et paragraphe 31, concernant le mécanisme national de prévention de la torture. Dans ce contexte, l’État partie est invité à informer le Comité de ses plans pour mettre en œuvre, au cours de la période couverte par le prochain rapport, tout ou partie du reste des recommandations faites dans les présentes observations finales. Questions diverses 43. Le Comité invite l’État partie à envisager de ratifier les autres instruments des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme auxquels il n’est pas encore partie. 44. L’État partie est invité à diffuser largement les rapports soumis au Comité ainsi que les présentes observations finales, dans les langues voulues, par le biais des sites Web officiels, des médias et des organisations non gouvernementales. 45. L’État partie est invité à mettre à jour son document de base commun (HRI/CORE/1/Add.112), conformément aux instructions relatives au document de base qui figurent dans les Directives harmonisées concernant l’établissement des rapports destinés aux organes créés en vertu d’instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme (voir HRI/GEN/2/Rev.6, chap. 1). 46. Le Comité invite l’État partie à présenter son prochain rapport périodique, qui sera le troisième, le 10 août 2022 au plus tard. À cette fin, le Comité invite l'État partie à accepter, d'ici le 10 août 2019, la procédure simplifiée, consistant en la transmission par le Comité d'une liste de points à traiter avant la soumission du rapport. Les réponses de l’État partie à cette liste constitueront le troisième rapport périodique qu’il soumettra en application de l’article 19 de la Convention. 12

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