Situation pendant la visite
(A/HRC/7/3/Add.5)
La pratique de la mutilation générale persistait et
continuait d’être acceptée par la société, et les
mécanismes pour faire respecter son interdiction
étaient quasiment inexistants. Le RS avait été
informé d’une seule condamnation, prononcée
en 1998, pour infraction à la loi no 98-106 de
1998.
Mesures prises depuis la visite
•
•
98. Le Gouvernement togolais devrait soutenir
la Commission Nationale des Droits de
l’Homme dans les efforts qu’elle déploie pour
jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre
la torture et donner à ses membres et à son
personnel les ressources nécessaires et la
formation voulue pour qu’ils soient en mesure
d’instruire les plaintes.
•
•
Gouvernement : En 1999 le Ministre des
affaires sociales de l’époque, a entrepris une
campagne de sensibilisation à l’échelle
nationale avec l’appui des bailleurs,
notamment le Fonds des Nations Unies pour
la population et l’UNICEF, suite à laquelle
les organisations non-gouvernementales ont
pris le relais.
Dette pratique n’est plus acceptée par la
population. Le taux de prévalence des
mutilations génitales au Togo est passé de
12 pourcent en 1996 à 6.9 pourcent en 2008
(rapport d’étude du Ministère de l’action
sociale).
Gouvernement : Le Comité international
de coordination des institutions nationales
(ICC) a décidé lors de sa 20ième session du
14-18 avril 2008, d’accréditer la
Commission nationale des droits de
l’homme (CNDH) au statut A. Cela prouve
que la CNDH remplit les exigences
d’indépendance, d’efficacité et de crédibilité
fixées par les Principes de Paris.
Les activités de la CNDH ont abouti à la
libération de plus de 300 détenus préventifs
dans les prisons du pays. Selon le
Gouvernement, cette libération est le
résultat de plusieurs actions réalisées par la
CNDH, dont deux sont mentionnées
ci-dessous:
(1)
Les audiences foraines organisées
du 25 février au 7 mars 2008 avec l’appui
A/HRC/10/44/Add.5
page 88
Recommandation
(A/HRC/7/3/Add.5)
97. Le Gouvernement devrait mettre en place
des mécanismes pour faire respecter
l’interdiction de la violence à l’encontre des
femmes, y compris les pratiques traditionnelles
comme les mutilations génitales, continuer
d’organiser des campagnes de sensibilisation, et
faire une étude pour évaluer la prévalence des
mutilations génitales au Togo.
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