Recommandation
(A/HRC/7/3/Add.5)
101. Le Gouvernement devrait modifier la
législation de sorte qu’aucune condamnation ne
puisse reposer sur des preuves obtenues sous la
torture et que les aveux ne constituent pas le
motif principal des condamnations; il devrait
d’ores et déjà donner aux tribunaux des
directives claires à ce sujet.
•
•
Souvent les aveux constituaient le principal
élément de preuve.
Dans la plupart des locaux de garde à vue
des mauvais traitements étaient infligés
quotidiennement, essentiellement pour
arracher des aveux.
Les conditions de détention pendant la garde à
vue dans les locaux de la police ou de la
gendarmerie, mais aussi dans la plupart des
établissements pénitentiaires, constituaient un
traitement inhumain. En particulier, le
surpeuplement de la plupart des prisons était
dramatique, les conditions d’hygiène
déplorables, la nourriture de mauvaise qualité et
insuffisante et l’accès aux services médicaux
difficile.
Mesures prises depuis la visite
permettre, entre autre, la tenue régulière et
en temps réel des audiences pénales.
Gouvernement : La révision du Code de
procédure pénale est en cours. De plus, la
Commission Nationale des Droits de l’Homme
(CNDH), appuyée par le HCDH-OHCHR,
organise des sessions de sensibilisation sur
l’interdiction de la torture et des mauvais
traitements et de renforcement des capacités des
magistrats et des officiers de police judiciaire
(OPJ).
Gouvernement : La révision du Code pénal
prévoit l’introduction des peines alternatives non
privatives de liberté pour les infractions
mineures.
Gouvernement : La plupart des prisons
viennent d’être réhabilitées et d’autres seront
bientôt construites (appui Union Européenne)
afin d’améliorer les conditions de détention. Par
ailleurs, le Gouvernement a informé le
Rapporteur spécial que l’Administration
Pénitentiaire est en partenariat avec des ONGs
internationales (par ex. « PRisonniers Sans
Frontières »; « Santé pour l’Afrique » ») pour la
prise en charge sanitaire des détenus. Des
équipes médicales viennent périodiquement
consulter les détenues et font des examens
A/HRC/10/44/Add.5
page 91
102. Le Gouvernement togolais devrait faire
passer les infractions mineures du champ de la
justice répressive à celui de la justice réparatrice,
élargir l’application des mesures de substitution
à la détention préventive et des peines non
privatives de liberté, rendre obligatoire le
recours à des mesures non privatives de liberté à
moins qu.il n’existe des raisons impérieuses de
placer le prévenu en détention.
103. Le Gouvernement togolais devrait
poursuivre ses efforts en vue d’améliorer les
conditions de détention, en particulier, fournir
des soins médicaux, traiter les malades mentaux
au lieu de les punir et prendre les mesures
voulues pour les protéger de la torture et des
mauvais traitements, améliorer la quantité de
nourriture et la qualité, éventuellement en créant
des fermes pénitentiaires où les détenus doivent
cependant pouvoir être admis sans
discrimination.
Situation pendant la visite
(A/HRC/7/3/Add.5)
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