Situation pendant la visite
(A/HRC/7/3/Add.5)
Mesures prises depuis la visite
•
108. Le Gouvernement devrait améliorer la
formation des forces de l’ordre et du
personnel pénitentiaire et intégrer les droits de
l’homme dans les programmes
correspondants.
Le type de formation dispensé aux membres des
forces de l’ordre semble aussi être
excessivement militarisé, puisqu’il accorde
beaucoup de place aux aptitudes militaires et
peu à la préparation aux tâches complexes liées
à l’enquête pénale ou au maintien de l’ordre.
Gouvernement : La loi No. 2007-010 du 1er
mars 2007, délibéré et adopté par l’Assemblée
nationale et promulgué par le Président de la
République, fixe le statut général du personnel
militaire des Forces Armées Togolaises duquel
découle le statut particulier de la gendarmerie
nationale. Ce statut fixe clairement et
distinctement les missions et les responsabilités
de la gendarmerie. Calqué sur le modèle
français, la gendarmerie est un corps des Forces
Armées Togolaises dont le ministère de la
sécurité et de la protection civile dispose pour
emploi notamment en maintien de l’ordre pour
la sécurité. La gendarmerie opère en zone rurale.
Les missions essentielles sont : les missions de
police judicaire, missions de police
administrative, missions militaires.
• Gouvernement : Depuis le recrutement de
2005 dans le corps de la gendarmerie et de
la police, le niveau minimum exigé est le
Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC).
Avec ce niveau de formation les recrues
sont intellectuellement aptes pour
comprendre et assimiler les cours et les
notions sur les modules des droits de
l’homme, le maintien de l’ordre avec des
armes, les relations civilo-militaires, le droit
international humanitaire (DIH), le droit
relatif à la femme et à l’enfant.
•
Manque de clarté dans le partage des
responsabilités entre la police et la
gendarmerie - en principe la gendarmerie
opérait essentiellement dans les zones
rurales, mais la distinction entre police et
gendarmerie est devenue très floue et les
deux intervenaient simultanément dans les
mêmes zones (en particulier à Lomé).
Dans les prisons, le pouvoir était
systématiquement délégué au « bureau
interne » , c’est-à-dire aux détenus les plus
hauts dans la hiérarchie de la prison, ce qui
était nécessairement source de corruption,
de violence entre détenus et de dépendance
de certains détenus à l’égard de leurs
codétenus.
A/HRC/10/44/Add.5
page 93
Recommandation
(A/HRC/7/3/Add.5)
corruption des agents de l’État,
mais également des hauts responsables de
l’administration pénitentiaire.
107. Le Gouvernement devrait préciser le statut
de la gendarmerie et déterminer
clairement les responsabilités de la gendarmerie
et celles de la police, séparer les fonctions
militaires et les fonctions de maintien de l’ordre,
créer des chaînes de commandement claires dans
les établissements pénitentiaires, et veiller à ce
que dans les prisons le pouvoir soit détenu par
les autorités et non par les hiérarques de la
population carcérale.
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