Recommandation
(A/HRC/7/3/Add.5)
rues, devraient être confiés à des institutions ne
relevant pas du système de justice pénale.
112. Le Gouvernement devrait mettre en place
un système de justice pénale au sein duquel
exerceraient des policiers, des procureurs et des
juges dûment formés, et créer toutes les
garanties utiles, notamment l’aide
juridictionnelle.
113. Le Togo devrait abolir la peine de mort.
Mesures prises depuis la visite
•
Le Code de l’enfant a été adopté et
promulgué le 6 juillet 2007.
Gouvernement : La formation continue des
magistrats, des OPJ (gendarmes et policiers) qui
se fait déjà, est rendue systématique par le
Programme nationale de modernisation de la
justice.
Le Code pénal togolais (articles 17, 45, 222,
223, 233 et 234) prévoyait la peine de mort pour
un certain nombre d’infractions. Le Togo était
abolitionniste dans la pratique et l’abolition de
jure de la peine de mort était envisagée dans le
cadre des réformes législatives en cours.
Une impunité entourait les actes de violence
politique perpétrés au fil des années depuis 1958
et, en particulier, les événements liés aux
élections de 2005.
Le projet de la loi visant l’abolition de la peine
de mort a été adopté par le conseil des ministres
le 10 décembre 2008 et sera voté par
l’Assemblée nationale.
•
•
•
Gouvernement : En 2007, un ministère
délégué à la Présidence chargé de la
réconciliation et des institutions ad hoc a été
créé afin de résoudre le problème de
l’impunité.
Ce département ministériel est chargé de
mettre en place deux commissions, la
commission chargée de promouvoir les
mesures susceptibles de favoriser le pardon
et la réconciliation nationale et la
commission chargée de faire la lumière sur
les actes de violence à caractère politique
commis par le passé.
Un ensemble de plus de 100 victimes de
violations de droits de l’homme commises
A/HRC/10/44/Add.5
page 95
115. Les tribunaux devraient sans délai se
prononcer sur les plaintes pour actes de torture,
mauvais traitements ou autres violations des
droits de l’homme infligés lors des élections de
2005 et d’élections antérieures, et poursuivre les
responsables.
Situation pendant la visite
(A/HRC/7/3/Add.5)
brigade des mineurs de Lomé, par exemple, des
enfants abandonnés, victimes de la traite et
marginalisés, dont certains âgés de moins de 10
ans, étaient détenus avec de jeunes adultes
délinquants.
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