40. Le Sous-Comité souligne l’importance que l’Observateur national consacre suffisamment de temps à la préparation minutieuse et à la définition des objectifs spécifiques de chaque visite. Chaque membre de l’équipe qui effectue une visite doit pouvoir connaître à l’avance le rôle qui lui est attribué, ce qui lui est demandé et la dynamique générale de la visite. De facto, l’Observateur national doit pouvoir suivre les règles déjà établies dans son guide pratique. 41. Le Sous-Comité recommande à l’Observateur national d’élaborer une stratégie ciblée pour ses visites. Une telle stratégie devrait être fondée sur le type et la taille des institutions, sa connaissance de la gravité des questions relatives aux droits de l’homme et sa capacité à donner suite à ses recommandations. Le Sous-Comité recommande également la mise en place d’une base de données informatiques centralisant les informations à sa disposition ainsi que ses recommandations précédentes, qui servirait également de mémoire institutionnelle à l’Observateur national. 42. Le Sous-Comité est préoccupé par le fait que la majorité des visites effectuées par l’Observateur national sont annoncées préalablement aux établissements concernés. En outre, l’article 16 du règlement intérieur de l’Observateur national laisse entendre que les visites programmées sont la règle et les visites inopinées, l’exception. 43. Le Sous-Comité recommande que les visites soient principalement non annoncées8. Cela permettra à l’Observateur national de constater les conditions réelles dans lesquelles se trouvent les personnes privées de liberté et le déroulement de la vie dans les lieux visités, sans courir le risque que ceux-ci soient modifiés avant son arrivée. 44. Les nombreuses discussions conduites avec l’Observateur national et les membres de son personnel révèlent un besoin de formation continue et de renforcement des capacités de ces membres. 45. Le Sous-Comité encourage l’Observateur national à proposer à tous ses membres, de manière périodique, un programme de renforcement des capacités au moyen d’une formation sur les principes de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, du Protocole facultatif, de l’Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson Mandela) et des Règles minima des Nations Unies pour l’élaboration de mesures non privatives de liberté (Règles de Tokyo), ainsi que sur la méthodologie de visite dans les lieux de privation de liberté, y compris la planification et l’organisation des visites. 2. Pendant la visite a) Présentation du mécanisme 46. La délégation du Sous-Comité a constaté que les autorités pénitentiaires avaient une bonne connaissance du mandat et des membres de l’Observateur national. Le Sous-Comité apprécie le fait que l’Observateur national fournisse une brochure d’information aux autorités. 47. Plus généralement, le Sous-Comité est d’avis qu’un mécanisme national de prévention doit se montrer didactique et ferme, quant à la présentation des principes de base de son travail et de sa méthodologie, lors de l’entretien préliminaire avec les responsables de l’établissement visité. 48. Concernant la présentation aux personnes privées de liberté lors de sa visite à la maison d’arrêt et de correction de Thiès, la délégation a pu observer que la majorité des détenus connaissaient l’actuelle titulaire du poste d’Observateur national, grâce à sa participation à des émissions de télévision et de radios communautaires, ce qui est très positif. 49. Le Sous-Comité recommande à l’Observateur national d’expliquer clairement son mandat, sa mission, l’objectif de la visite et ses méthodes de travail aux autorités des établissements visités. Sa présentation aux personnes privées de liberté doit être 8 Voir Preventing Torture – The Role of National Preventive Mechanisms: a Practical Guide, Professional Training Series No. 21 (publication des Nations Unies, numéro de vente : 19.XIV.3). 9

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