VENDREDI 23 JUIN
Santé :
elles se rendaient au dispensaire situé à
l'extérieur de la prison. Quand les
médicaments prescrits ne coûtent pas trop
cher, c'est le prêtre qui les apporte. Un
médecin de la prison était venu une
première fois les vacciner contre la
méningite, et une deuxième fois pour la
visite.
Savon :
il arrive que le prêtre ou un organisme
religieux leur donne du savon. Elles
n'avaient aucune plainte à formuler
concernant les visites, qui pouvaient même
avoir lieu en dehors des heures prévues.
Prison pour femmes, Bimbo
Entretien avec la directrice
Les femmes étaient incarcérées à la prison de Ngaraba (prison centrale de Bangui)
jusqu'en 1980, date à laquelle a été construite la prison pour femmes de Bimbo.
Trente six détenues - 20 condamnées et 16 prévenues - étaient réparties dans
quatre cellules.
les autorités fournissaient la nourriture et
Nourriture :
les détenues faisaient la cuisine. On leur
donnait de la viande le mardi et le
vendredi, et du poisson les autres jours.
Elles mangeaient du gozo ou du riz
chaque jour.
elles étaient au besoin conduites à l'hôpital
Santé :
proche de la prison. Un médecin venait
régulièrement pour s'occuper des malades.
Sanctions : les détenues se comportant bien, aucune
sanction ne leur avait été imposée. En cas
d'infraction, on leur faisait des
remontrances et on leur conseillait de se
comporter correctement.
autorisées aux horaires suivants : 6 h 30 Visites :
7 h 30 ; 12 h - 13 h ; 16 h - 17 h 30 en
semaine. 10 h - 16 h le dimanche ; 10 h 14 h le samedi.
Les avocats venaient rencontrer leurs clientes. Les détenues n'écrivaient pas de
lettres.
Cellule 1
Cette cellule, qui abritait les fonctionnaires, était vaste et propre, mais le toit
fuyait. Presque chaque détenue disposait d'une moustiquaire. Elles avaient des
matelas qui leur appartenaient.
elles mangeaient deux fois par jour, de la
Nourriture :
viande à chaque repas.
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Dans la cellule, la plus longue détention provisoire durait depuis quatre mois.
Cellule 2
Comme dans la cellule des fonctionnaires, certaines détenues étaient en train de
tricoter. Cette cellule, elle aussi spacieuse et bien rangée, abritait cinq détenues :
deux avaient déjà été jugées, les autres étant en détention provisoire. La plus
longue détention provisoire durait depuis un an.
Plaintes : elles dormaient à même le sol et il faisait trop froid la nuit. La cellule
était envahie par les moustiques. Lorsqu'elles étaient malades, l'unique aide leur
venait de groupes religieux.
Cellule 3
Cette petite cellule (environ 5 m x 9 m) abritait dix détenues. Elles avaient acheté
les nattes sur lesquelles elles donnaient. L'une d'entre elles, ne pouvant se payer
de natte, dormait sur un banc étroit. Neuf détenues avaient été jugées. Toutes
étaient âgées.
La dixième était en détention provisoire depuis cinq ans. Elle était accusée
d'avoir tué son mari par un acte de sorcellerie. Originaire d'un village situé audelà de Mbaïki, cette femme n'avait reçu aucune visite de sa famille.
Une deuxième détenue, qui venait du Nord du pays, avait été reconnue coupable
et condamnée à une peine de six années d'emprisonnement pour homicide par
sorcellerie, mais elle assurait que la victime présumée était vivante. Une troisième
détenue, reconnue coupable d'homicide par sorcellerie, avait été condamnée à
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