sur un couloir, étaient dépourvues de fenêtre et très sombres. Sept femmes de
l'une des cellules ont déclaré qu'elles dormaient auparavant à même le sol mais
que des nattes leur avaient été apportées environ deux mois plus tôt.
Nourriture :
elles se nourrissaient grâce à l'argent que
leur rapportait leur travail à l'extérieur de
la prison. Si elles étaient trop faibles pour
sortir ou si les gardiens ne les laissaient
pas sortir, elles ne mangeaient pas.
Savon :
les autorités n'en distribuaient pas.
Santé
lorsqu'elles étaient malades, soit on les
envoyait à l'hôpital soit les religieuses s'en
occupaient.
Visites :
les familles devaient payer 250 francs
CFA pour être autorisées à leur rendre
visite.
Détention sans jugement :
une femme se trouvait dans cette situation
depuis quatre ans.
Sorcellerie :
toutes ces femmes étaient accusées de
sorcellerie. Toutes paraissaient vieilles,
sauf une accompagnée d'un bébé de un
an, qui avait deux mois lorsque la mère
avait été emprisonnée.
Gardiens :
uniquement des hommes, pas de
gardiennes.
Contacts avec les détenus
de sexe masculin :
il n'y avait pas de contacts entre les
hommes et les femmes, sauf lorsqu'ils se
rencontraient dans la cour de l'aile des
hommes.
Quartier des hommes
Détenus d'une cellule
Les autorités de la prison fournissaient des nattes, mais tous les détenus n'en
avaient pas.
Rapports avec les gardiens : les gardiens les battaient souvent pour des
raisons insignifiantes, par exemple, aux
dires mêmes du gardien chef, parce qu'ils
lui disaient des choses qu'ils n'aurait pas dû
dire. Et quand il y avait une évasion, ils
étaient tous battus.
les mêmes détenus étaient choisis chaque
Travail à l'extérieur :
jour pour aller travailler à l'extérieur.
Ils étaient autorisés à sortir de leur cellule de 6 heures du matin à 16 heures.
Détenus de trois cellules
Ils nous ont indiqué que la prison accueillait 107 détenus, mais 28 seulement
étaient présents lors de notre visite. Certains étaient partis travailler à l'extérieur,
les autres travaillaient au domicile des responsables de la prison, ou chez des
particuliers qui donnaient au directeur de la prison de l'argent que se partageaient
ensuite les responsables.
la même nourriture leur était distribuée
Nourriture :
trois fois par semaine : du manioc et du
"gozo". Ils n'avaient jamais reçu de
poisson ni de viande.
ils avaient des maladies de peau, n'étaient
Santé :
pas emmenés à l'hôpital et les religieuses
les aidaient quand les gardiens le voulaient
bien.
ils se lavaient quand il pleuvait, ou dans
Hygiène :
de l'eau stagnante dans la cour.
Parmi les personnes présentes, seul un détenu était condamné : il purgeait une
peine de dix années d'emprisonnement pour avoir volé des noix de palme.
Nourriture :
tous les deux jours.
Savon :
les autorités n'en fournissaient pas du tout.
Entretien avec T. Didace Mbollys-Mbolihoundo
Greffier en chef depuis six ans, T. Didace Mbollys-Mbolihoundo était chargé de
gérer la prison. La nourriture était le principal problème.D'après ses indications,
le nombre total de détenus s'établissait à 105 : 37 condamnés et 68 prévenus.
Santé :
absence de soins médicaux.
Son budget trimestriel s'élevait à 150 000 francs CFA. C'est en raison de ce
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