Soins sans consentement et droits fondamentaux
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Elles sont aussi dégradantes : dans un service où les téléphones
personnels étaient systématiquement écartés et où aucun poste en
accès libre n'était disponible, les patients, quel que soit leur statut, n'avaient droit qu'à deux communications au maximum par
jour (entrantes ou sortantes), via un téléphone sans fil du service
qui ne pouvait être déverrouillé que par le personnel soignant.
C'est donc ce dernier qui composait le numéro. En dehors de ces
deux appels, les familles ne pouvaient que laisser un message au
personnel soignant. Cette restriction mettait les patients dans des
situations humiliantes : ainsi les contrôleurs ont entendu deux
d'entre eux se demander si un message laissé au correspondant
qui ne répondait pas « comptait pour un appel ».
RECOMMANDATION 46
Les patients doivent pouvoir conserver leur téléphone portable à tout moment. Toute restriction à cette règle doit être
justifiée par l'état clinique du patient et limitée dans sa durée.
En pareil cas, un accès à un téléphone géré par les soignants
doit toujours être possible.
Section 6
Les mesures normatives prises pour encadrer l'isolement
et la contention ne parviennent qu'imparfaitement à leur objectif
I – Le renforcement législatif des recommandations
sur les pratiques d'isolement et de contention
En 2004, des recommandations issues de la conférence de
consensus de l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en
santé (ANAES 1) et de la Fédération hospitalière de France sont
1. L'ANAES a été remplacée par la Haute autorité de santé (HAS) en 2005.
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