Soins sans consentement et droits fondamentaux 116 247197248.indd 116 B – Des mesures d'isolement sont prises par des praticiens non-psychiatres sans validation ultérieure par un psychiatre La loi indique que seul un psychiatre est habilité à prendre une décision d'isolement ou de contention ; une telle décision ne peut donc être prise par un médecin non-psychiatre que s'il fait secondairement valider sa décision par un psychiatre qui en devient responsable. La recommandation de la HAS valide ce point de vue et impose un délai d'une heure pour l'intervention de cette validation. En outre, le CGLPL considère que le psychiatre validant la décision doit avoir conduit avec le patient un entretien permettant éventuellement d'apaiser la crise ou avoir à tout le moins, observé et évalué lui-même son comportement. Il est encore trop souvent constaté que des internes prennent les décisions de placement en isolement, et que ces décisions ne sont pas toujours validées, même par téléphone, par un psychiatre. Contrairement à toutes les recommandations, les « prescriptions si besoin » de mise en isolement perdurent, permettant aux infirmiers de décider de placer le patient en chambre d'isolement, par exemple en cas d'agitation ou s'il refuse de prendre son traitement. Ces décisions déléguées concernent principalement les nuits et les week-ends. RECOMMANDATION 51 Toute décision d'isolement ou de contention prise par un médecin non-psychiatre doit être validée, dans le délai d'une heure, par un psychiatre après une rencontre entre le patient et ce dernier. C – Les circonstances de la décision d'isolement et son déroulement ne sont pas conformes aux recommandations 1 – Les alternatives sont peu recherchées et peu tracées Les alternatives à la mise en isolement envisagées sont évoquées – entretien, sortie dans le parc, utilisation de matériel de 16/03/2020 10:22:34

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