Soins sans consentement et droits fondamentaux 56 247197248.indd 56 Les contraintes et le cadre hospitalier ne permettent pas une prise en charge garantissant la dignité, malgré la bonne volonté et les efforts de la part d'équipes soignantes qui s'épuisent, d'autant que les possibilités d'accueil temporaire dans les structures médico-sociales sont encore trop peu mobilisées par la psychiatrie. Pour ces patients, l'établissement assure pleinement son rôle de service public et accueille ceux qui ne peuvent trouver de place ailleurs. Cependant, une réflexion gagnerait à être conduite sur le mode de prise en charge qui demeure, à ce jour, sur des schémas et des processus encore très hospitaliers : dispositions architecturales, déroulement des journées, attention portée aux soins sanitaires, règles de vie. L'établissement doit apporter des réponses plus originales et plus adaptées aux besoins des personnes concernées : espaces extérieurs aménagés, tolérance sur les règles d'hygiène, accent mis sur l'éducatif autant que sur le soin, conditions hôtelières plus ouvertes et moins institutionnelles (horaires de lever de repas, de coucher,) prise de risques inhérents à l'état des patients (sorties, contact avec la nature dont les animaux, etc.). RECOMMANDATION 18 Pour les patients souffrant de lourdes pathologies chroniques et nécessitant éventuellement des ré-hospitalisations, la filière psychiatrique doit repenser les prises en charge en mettant l'accent sur le développement d'une offre de lieux de vie et de soins médico-sociaux adaptés et dignes. IV – Le traitement de la délinquance repose le plus souvent sur la répression et l'enfermement A – Les impératifs sécuritaires sont implicitement intégrés Depuis 1945 de nombreux rapports, lois et plans nationaux sur la psychiatrie et la maladie mentale ont été publiés 16/03/2020 10:22:26

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