Soins sans consentement et droits fondamentaux
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RECOMMANDATION 35
Une flexibilité doit être mise en place dans l'organisation
quotidienne des hospitalisations (horaires des soins, de la dispensation des traitements, des repas, des activités) pour favoriser une prise en charge individualisée des patients, propice
au respect de leurs droits et de leur dignité.
II – L'usage du tabac
La loi Evin 1 s'applique naturellement à l'hôpital où, en
principe, nul n'a le droit de fumer, personnels comme patients.
Cependant, après les inquiétudes initiales, l'hôpital psychiatrique
a su s'adapter à la rigueur de cette loi avec des tolérances. Celles-ci
sont justifiées par le fait que la consommation importante de
tabac, substance psychotrope, accompagne souvent les manifestations de troubles mentaux qu'un sevrage imposé et brutal
risquerait d'aviver.
Tous les établissements organisent donc les possibilités de
fumer, le plus souvent à l'air libre, dans un parc ou un patio
intérieur, parfois dans un fumoir. Mais arrivent ensuite les restrictions, là encore diverses selon les établissements, les unités.
Lorsqu'elles sont prévues par le règlement de l'unité, les restrictions s'appliquent évidemment à tous les patients quel que
soit leur état clinique ou leur statut d'admission. Elles portent
le plus souvent sur la disposition du tabac, des briquets et
allumettes, conservés par les soignants pour tous les patients,
sur le nombre de cigarettes autorisées par jour ou sur les plages
horaires pour fumer ou même sur le nombre de cigarette par
plage horaire 2.
1. Loi du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme.
2. Voir par exemple CGLPL, rapport de visite de l'établissement public de santé
mentale de Brienne-le-Château, juillet 2011.
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