247197248.indd 67 L'organisation des soins sans consentement n'offre pas une prise en charge adaptée... Les soignants ne sont pas mieux lotis. Ils ne disposent pas 67 toujours eux-mêmes d'espaces suffisants pour les échanges collectifs professionnels ou de pièces permettant des moments de repos à l'écart des patients. Les vitres du poste de soins, qui devraient permettre d'assurer une surveillance, sont alors recouvertes de toutes les notes et affiches permettant de se soustraire de la vue des patients. Expédiant insuffisant pour assurer la tranquillité nécessaire à certaines tâches mais horripilant pour les patients qui se sentent rejetés. Ces contraintes ne sont pas sans effet sur la qualité de la prise en charge et les choix thérapeutiques : l'inadaptation des locaux limite les possibilités de projets et démotive les initiatives. Faute de salles, les activités ne sont pas proposées. Le personnel est lassé des allers retours vers la porte des unités fermées pour l'ouvrir à ceux qui sont autorisés à sortir. Le bruit incessant fatigue patients comme soignants. Faute de lieu où se détendre, les tensions montent, les conflits s'avivent, les violences sont moins supportées alimentant le recours à l'isolement pour les plus agités. RECOMMANDATION 26 Les unités d'hospitalisation doivent offrir des conditions d'hébergement dignes et confortables (chambres individuelles avec sanitaires complets, espaces extérieurs accessibles, salles d'activités et de détente en nombre suffisant) et des moyens de qualité pour les soignants (matériel et salles de soins, d'activités et de repos). Section 5 La formation des professionnels ne les prépare pas à prendre en charge la patientèle du secteur public Entre 1970 et 1990, le nombre de médecins psychiatres a été multiplié par dix, la plupart formés dans les hôpitaux psychiatriques participant au fonctionnement du secteur avec 16/03/2020 10:22:27

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