A/HRC/7/3/Add.2
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inhumains dans les commissariats de police. Concernant la gendarmerie, des instructions
de rappel du haut commandement et des mesures d'ordre intérieur sont adressées aux
unités de la gendarmerie pour réitérer l'obligation de respecter les droits de l'homme et
combattre la torture et autres mauvais traitements.
38.
Finalement, le Gouvernement rappelle que le Cameroun a ratifié la Convention
contre la Torture et que la prohibition de la torture et des autres mauvais traitements est
élevée au rang de norme constitutionnelle. Le préambule de la Constitution du Cameroun
énonce que «Toute personne a droit à la vie et à l'intégrité physique et morale. Elle doit
être traitée en toute circonstance avec humanité. En aucun cas, elle ne peut être soumise,
à la torture, à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants». Le
Gouvernement souligne que cette prohibition est concrètement traduite dans l'ordre
juridique interne par trois importantes lois, à savoir: la loi n° 97/009 du 10 janvier 1997;
la loi n° 97/010 du 10 janvier 1997; la loi n° 2005/007 du 27 juillet 2005. De plus, le
Gouvernement souligne que la Convention contre la torture a été incorporée dans son
dispositif législatif notamment en établissant la compétence universelle des autorités
judiciaires camerounaises pour poursuivre et juger les personnes étrangères se trouvant
sur son territoire et soupçonnées d’avoir commis des actes de torture dans un autre pays.
39.
Recommandation (b): Il faudrait déroger aux politiques limitant le
recrutement des fonctionnaires de manière à pourvoir les postes laissés vacants par
les fonctionnaires révoqués pour de tels délits;
40.
Selon les informations reçues de la part du Gouvernement, le Cameroun est
tributaire de divers engagements internationaux, notamment avec les institutions
financières et d'autres bailleurs de fonds. Ainsi, les recrutements dans la Fonction
Publique en général, et dans l'Armée et la Police en particulier, tiennent compte des
différents programmes négociés avec ces institutions, eu égard à leur impact sur la
masse salariale et l'adéquation de l'offre à la demande réelle.
41.
Recommandation (c): Un corps de procureurs, disposant de ressources
suffisantes et d'un personnel d'enquête indépendant et spécialisé, devrait être créé et
chargé de poursuivre les délits graves, comme les actes de torture, commis ou tolérés
par des fonctionnaires;
42.
Selon les informations reçues de la part du Gouvernement, les statistiques sur
les poursuites contre les auteurs d’infractions graves comme la torture, dénotent que les
parquets, qu'ils soient près les tribunaux civils ou militaires, assurent pleinement leur rôle
de poursuite. Les enquêtes sont régulièrement menées et les poursuites ordonnées
conformément aux lois et règlements en vigueur. Le Gouvernement rappelle que le
Président de la République est garant de l'indépendance de la magistrature. Il nomme les
magistrats, après avis du Conseil Supérieur de la Magistrature, organe consultatif
indépendant. L'indépendance de la magistrature ressortit par ailleurs des fonctions des
magistrats du siège qui, aux termes de l'alinéa 2 de l'article 7 de la Constitution, «ne
relèvent dans leur fonctions juridictionnelles que de la loi et de leur conscience».