A/HRC/7/3/Add.2
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investis dans la rénovation des prisons en 2007, continue à encourager les autorités à
améliorer les conditions dans les lieux de détention.
34.
Recommandation (a): Les plus hautes autorités politiques devraient
proclamer, dans des déclarations publiques et dans des directives à usage interne,
que la torture et les autres mauvais traitements infligés par des fonctionnaires ne
seront pas tolérés, et que les fonctionnaires qui se seront rendus coupables de
mauvais traitements ou les auront tolérés seront immédiatement révoqués et
poursuivis avec toute la rigueur de la loi;
35.
Le Gouvernement cite le discours du représentant du Ministre des Relations
Extérieures le 12 décembre 2005, au cours de la célébration du 57ème anniversaire de la
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et dont le thème était « combattre la
torture ». Lors de cette célébration, le représentant du Ministre a affirmé que « le
Cameroun est résolument engagé vers le respect scrupuleux des droits et des libertés des
citoyens».
36.
Le Gouvernement rappelle qu’un nouveau Code de procédure pénale est entré
en vigueur le 1er janvier 2007, qui se positionne comme un instrument de protection des
droits de l’homme des personnes confrontées à une accusation pénale. Il répond aux
standards de l’équité de la procédure pénale énoncés dans de différents instruments
internationaux et régionaux. A cet effet, la phase d’arrestation des personnes et leur garde
à vue, sources les plus courantes de commission d’actes de torture, a été strictement
encadrée, notamment par le droit à la présence d’un conseil, le droit de se faire examiner
par un médecin, l’espacement des interrogatoires par des temps de repos, le droit de
garder silence, la possibilité d’intenter un recours en habeas corpus et de se faire
indemniser en cas de garde à vu ou de détention abusives. Ce Code a été complété par
une loi portant organisation judiciaire promulguée le 29 décembre 2006. En vue du suivi
de l’application effective de ces deux importants textes, le Ministre de la Justice a crée le
26 janvier 2006 un Observatoire qui produira un rapport annuel au cours des trois
premières années de mise en œuvre de ces textes.
37.
Dans ce contexte, le Gouvernement affirme aussi que des officiels de la police,
de l´armée, de l’administration pénitentiaire et tous ceux qui sont reconnus coupables de
faits de torture sont condamnés, au terme d'un procès respectant les garanties d'équité
prévues par l'article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. De
multiples directives à usage interne ont été prises afin d’améliorer la protection contre la
torture et combattre l’impunité. Au niveau de l’administration pénitentiaire, le
Gouvernement mentionne le décret n° 2004/320 du 8 décembre 2004, qui a rattaché cette
dernière au Ministère de la Justice (Auparavant, cette administration était gérée par le
ministère en charge de l'administration territoriale). Il est également mentionné l'arrêt n°
080 du 16 mai 1983 qui prévoit que des sanctions soient imposées à tout personnel
pénitentiaire qui se rend coupable de torture ou de tous autres mauvais traitements à
l'égard des détenus. Ces sanctions vont de la consigne au retard à l'avancement, sans
préjudice de poursuites pénales. Au niveau de la police, le Gouvernement mentionne le
circulaire n° 00708/SESUS du 21 juin 1993, relative à la garde à vue et aux traitements