E/CN.4/1996/35/Add.1
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et sorti dans la cour où il aurait été aspergé d’eau glacée. Pendant
deux heures, outre les menaces verbales, son sexe aurait été relié à sa langue
et attaché avec le cordon de son veston. Il aurait été sodomisé par
l’intromission d’une tige de fer dans l’anus. Le lendemain, il aurait été
ligoté sur un banc à plat ventre, les mains pendantes rattachées entre elles
avec des menottes; un chiffon lui aurait été enfoncé dans la bouche ainsi
qu’un tuyau d’eau. Son pied gauche aurait été brûlé à la cigarette. Sous la
torture, il aurait avoué avoir été l’auteur de la bombe déposée au Ministère
de la justice. A la suite de son enquête, l’Observatoire a fait une série de
recommandations.
30.
En décembre 1995, le gouvernement a répondu qu’à la suite de ses
déclarations faisant état des mauvais traitements qu’il aurait subis, son
avocat a déposé plainte. Une information judiciaire a été ouverte devant le
juge d’instruction du tribunal d’Alger.
Appels urgents et réponses reçues
31.
Le 19 avril 1995, le Rapporteur spécial a adressé un appel urgent au
gouvernement en faveur de Mohamed Benmarksi qui aurait été arrêté à Alger
le 8 avril 1995 par des membres des forces de sécurité. Depuis son
arrestation, sa famille n’avait pas pu obtenir des renseignements sur son lieu
de détention ou sur les charges à son égard. Le 6 octobre 1995, le
gouvernement a informé le Rapporteur spécial que M. Benmarksi avait été
relâché le 18 avril 1995.
Argentina
Respuestas recibidas del Gobierno con respecto a casos incluidos en informes
anteriores
32.
Con fecha 28 de abril de 1994, el Relator Especial transmitió al Gobierno
las denuncias recibidas sobre varios casos de tortura y malos tratos que
habrían ocurrido en las provincias de Corrientes y Chaco. Con fecha 7 de
octubre de 1994, el Gobierno transmitió al Relator Especial las respuestas que
se resumen en los párrafos siguientes.
33.
Pedro Salvador Aguirre, presuntamente torturado el 16 de febrero de 1993
en la brigada de investigaciones de Corrientes. El Gobierno informó que
cuatro agentes prestaron declaración en calidad de imputados ante el Juzgado
de Instrucción Nº 3 de Corrientes; sin embargo, el 26 de abril de 1994 se
dictó auto de falta de mérito en favor de los mismos.
34.
Carlos Alberto Parodi y Andrés González, presuntamente golpeados
el 11 de octubre de 1992 por policías en Corrientes. El Gobierno informó que
en noviembre de 1993 el Juzgado de Instrucción Nº 1 de Corrientes dispuso el
procesamiento de dos de los imputados, al mismo tiempo que dictó auto de falta
de mérito respecto a otros tres.
35.
Gerardo Antonio Velozo, detenido el 20 de junio de 1992 en Corrientes y
presuntamente torturado en la brigada de investigaciones; el 5 de octubre del