E/CN.4/1996/35/Add.1
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dizzy spells and sustained small bruises on his right eye, lips and feet. He
was reportedly treated at Port-of-Spain General Hospital and removed from the
hospital on 12 December 1995 by the immigration authorities. His subsequent
whereabouts were unknown.
Tunisia
Informations transmises au gouvernement et réponses reçues
679. Le 1er mars 1994, le Rapporteur spécial avait adressé un appel urgent
au gouvernement en faveur de Hamma Hammami, membre du Parti communiste des
ouvriers tunisiens non autorisé qui, arrêté à Tunis le 14 février 1994, aurait
été torturé au siège central de la police à Sousse et au Ministère de
l’intérieur. Le gouvernement avait répondu, par lettre du 24 septembre 1994,
que les craintes exprimées au sujet de tortures étaient infondées. Il a
ensuite répondu, par lettre du 12 janvier 1995, que M. Hammami était traité
de manière normale, au même titre que les autres détenus, qu’il n’avait fait
l’objet d’aucun mauvais traitement et qu’il bénéficiait des soins médicaux
nécessaires.
680. Sur la base d’informations complémentaires reçues de sources non
gouvernementales, le Rapporteur spécial a retransmis le cas au gouvernement
le 5 juillet 1995. Selon ces informations, Hamma Hammami aurait affirmé à ses
avocats et au tribunal qu’il avait été torturé d’abord au commissariat de
police de Sousse, puis au Ministère de l’intérieur. Il aurait manifesté avoir
été violemment frappé à la tête et sur le corps, sexuellement humilié et
menacé de viol. Il aurait également été plaqué au sol et à demi asphyxié par
un policier qui, debout sur son cou, lui pointait un pistolet sur la tête en
menaçant de le tuer. Sa famille et ses avocats, qui l’ont vu plusieurs jours
après son arrestation, auraient confirmé qu’il portait des traces de violence.
Il a demandé plusieurs fois lui-même, ou par l’intermédiaire de sa famille et
de ses avocats, à être examiné par un médecin indépendant, mais ces demandes
seraient restées vaines pendant trois semaines. Il a finalement été examiné
le 8 mars par un médecin commis par les autorités, lequel aurait indiqué dans
son rapport que l’intéressé ne portait aucune trace de traumatisme. Durant le
procès, les juges auraient refusé d’ordonner une enquête sur les allégations
de torture.
681. Dans sa réponse du 15 août 1995, le gouvernement a de nouveau insisté sur
le fait que M. Hammami n’avait fait l’objet d’aucun mauvais traitement et
qu’il bénéficiait régulièrement des examens médicaux et de la visite de sa
famille. Le 13 novembre 1995, le gouvernement a informé le Rapporteur spécial
que M. Hammami avait fait l’objet d’une décision de grâce prise en sa faveur
par le Président de la République.
Appels urgents et réponses reçues
682. Le 15 décembre 1994, le Rapporteur spécial a transmis un appel urgent
en faveur de Jalel Maleej, universitaire tunisien vivant à Paris, qui avait
été arrêté le 4 décembre 1994 à son arrivée en provenance de France.
Le 15 août 1995, le gouvernement a répondu que M. Maleej avait été condamné
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