Mot du président Le droit des patients élaborés progressivement ces 30 dernières années s’applique également aux personnes pénalement ou administrativement privées de liberté. A la surprise de la Commission, ce point est loin d’être clair pour certains médecins. Chargés notamment de l’assistance médicale dans des vols spéciaux, bon nombre d’entre eux ont oublié qu’ils ne sont pas les seuls juges quant à l’utilisation de médicaments « dans l’intérêt des patients ». Lorsque ces derniers sont capables de discernement, ils sont en droit de refuser le « traitement » proposé 4, même si ledit traitement pourrait  parfois largement faciliter le travail des forces de l’ordre. Malheureusement, la réputation de la Suisse concernant l’usage de la contrainte sur ses vols spéciaux n’est guère brillante. De nombreux pays voisins réussissent à rapatrier les personnes indésirables chez elles sans utiliser des méthodes aussi contraignantes». Des progrès restent donc nécessaires. Jean-Pierre Restellini, président A fortiori une injection de neuroleptiques, voir d‘anesthésiant. 4 8 Rapport d’activité CNPT 2012

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