(67) La raison principale du manque effectif en personnel semble être attribuable à la
procédure de recrutement en vigueur.
Normalement les éducateurs sont recrutés par le biais du concours général de la
fonction publique organisé une fois par année pour ces carrières. Il s’en suit déjà,
qu’en cas de libération d’un poste imprévue, le CSEE doit attendre dans la pire des
hypothèses, une année avant de pouvoir procéder à un nouvel engagement.
(68) Un autre problème est que le recrutement doit se faire normalement par le biais
d’un concours général ouvert aux éducateurs, respectivement aux éducateurs
gradués désireux de briguer un emploi public. Il est de notoriété que le travail
éducatif au sein d’une institution comme le CSEE est complexe et délicat, qu’il
s’accomplit dans un environnement fermé et parmi une population à besoins
particuliers.
Les besoins du service exigent également une disposition de travailler sur trois tours
et pendant les fins de semaine. L’ensemble de ces considérations fait que peu de
candidats potentiels sont enclins à briguer un poste dans cette institution, ce qui peut
avoir pour conséquence qu’un poste ouvert ne peut pas être pourvu, faute de
candidat ou qu’il doit être pourvu par un candidat peu motivé par ce travail très
spécifique mais dont le classement au concours l’empêche de poser sa candidature
à un autre emploi. Dans ce cas, il est évident que cette personne cherchera à trouver
un autre emploi dans le secteur public dès que l’occasion se présente.
La Médiateure connait les procédures régissant l’accès à la fonction publique
mais recommande aux autorités concernées de procéder à au moins deux
examens-concours par année et d’autoriser le CSEE, dans toutes les limites du
possible à avoir recours à la possibilité de pourvoir à des vacances de poste
imprévues par l’emploi d’agents sous le statut d’employé.
(69) La Médiateure est également préoccupée par la situation de certains
éducateurs-instructeurs affectés souvent depuis longtemps au CSEE. Il semble que
les absences pour raisons de maladie soient significativement plus nombreuses
parmi cette catégorie de personnel.
La Médiateure recommande de prêter une attention toute particulière à ces
personnes en veillant à la mise en place de formations adéquates, leur
permettant de mieux faire face aux nombreux défis inhérents à leur travail.
Dans ce sens la mise en place d’une supervision renforcée, régulière et suivie
mériterait également réflexion.
3.4. Activités récréatives et loisirs
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