Les soft-cells, au nombre de deux, destinées à abriter un patient en phase de crise aiguë
nécessitent une remise à neuf d’urgence.
En effet, ces chambres sont entièrement matelassées afin d’éviter que le patient qui s’y
trouve ne puisse se blesser. Or, force est de constater que la mousse utilisée à cette fin s’est
durcie, probablement par l’âge du matériau et par les différences de température, de sorte
qu’il ne saurait plus être garanti qu’un patient très agité puisse sortir indemne d’un séjour en
soft-cell.
Le Contrôleur externe recommande de remédier dans les meilleurs délais à cette
insuffisance.
L’unité BU6 est dotée de fenêtres à simple vitrage. Il a été constaté que les chambres et les
parties communes exposées au soleil chauffent très rapidement et d’une manière
importante. A cela s’ajoute que pour des raisons de sécurité, les fenêtres ne peuvent être
entrouvertes que de quelques centimètres, ce qui ne saurait garantir une aération adéquate.
Force est également de remarquer que le système de climatisation ne semblait pas
fonctionner correctement au moment de la visite des lieux.
Le Contrôleur externe se félicite que des aménagements aient été apportés afin de garantir à
chaque patient une armoire qui peut être fermée à clé.
Comme la qualité des conditions de travail du personnel de l’unité BU6 est également
déterminante pour les conditions de séjour des patients, l’équipe de contrôle se doit de
relever que le bureau central, occupé à raison de 24heures par jour par le personnel infirmier
n’est pas doté de fenêtres donnant sur l’extérieur, ce qui ne contribue guère à une bonne
atmosphère de travail.
Les responsables sur place ont fait visiter à l’équipe de contrôle un espace fermé, aménagé
au 8ième et dernier étage de l’immeuble.
Il s’agit d’une surface d’environ 10X12 mètres, entourée de murs en béton d’une hauteur
d’environ 4 mètres. Les murs entourant cette surface supportent une infrastructure
métallique faite de poutres en acier de taille différentes surplombant l’intégralité de la surface
disponible. Dû à la hauteur des murs entourant la pièce, il est totalement impossible d’avoir
une vue sur les alentours, la vue sur le ciel étant compromise par la structure métallique prédécrite. A noter également qu’à ce niveau se trouvent les sorties de la climatisation de
l’immeuble ainsi qu’une antenne GSM.
Cette surface a dans le temps été utilisée à des fins de promenade et d’accès à l’air libre.
Selon l’avis de l’équipe de contrôle, il est hors de question que ce lieu puisse servir à abriter
des patients, que ce soit à des fins d’accès à l’air libre, de promenade ou à d’autres fins.
Il s’agit en toute occurrence d’un lieu sordide, totalement inadapté et rappelant des images
des périodes sombres de la psychiatrie. Ce lieu est totalement indigne d’une infrastructure
hospitalière qui se veut être à la pointe des acquis en matière de droits de l’homme.
Le Contrôleur externe a été informé que ce lieu n’est plus utilisé, ce dont il ne peut
que se féliciter. Le Contrôleur externe tient à souligner qu’il ne saurait accepter une
quelconque remise en service de cette infrastructure à des fins de promenade ou
d’accès à l’air libre.
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