Des explications supplémentaires relatives à ces mesures, qui m’ont été rapportées,
ont été fournies par la direction aux administrateurs du CHNP lors de leur réunion de conseil
d’administration du 19 janvier 2012.
Ainsi, la cour en question se trouve à l’arrière du building du CHNP et elle serait
sécurisée par un grillage spécifique d’une hauteur approximative de 4 mètres. Ce grillage
serait habillé en partie d’une palissade et il serait complété à son sommet par des
protections en plexiglas empêchant les personnes qui s’y trouvent d’escalader ladite
palissade.
Des plans détaillés aussi bien de l’emplacement de ladite cour sur le site du CHNP de
même que du dispositif de sécurité prévu se trouvent à votre disposition auprès de la
direction du CNHP et une copie de ceux-ci pourra vous être envoyée si vous l’estimez
nécessaire.
Par ailleurs, la cour qui sera ainsi sécurisée est adjacente à la salle de sports, ce qui
permettra également un accès auxdits patients à celle-ci et de pratiquer certaines activités
sportives.
Je suis d’avis que cette solution est une solution satisfaisante et réalisable à court
terme en attendant la création de l’unité psychiatrique spéciale prévue au CPL dans le cadre
du projet de loi de réforme de l’administration pénitentiaire (chapitre 3) qui est actuellement
soumis à l’avis du Conseil d’Etat.
Ainsi, comme l’exposé des motifs dudit projet de loi le précise, cette unité située au
sein des bâtiments du CPL «n’est pas destinée à héberger tous les malades mentaux
déclarés pénalement irresponsables en application de l’article 71, mais uniquement ceux
pour lesquels il a été psychiatriquement constaté qu’ils représentent un danger». Il
conviendra dès lors aux médecins du CHNP d’apprécier la dangerosité d’une personne
déclarée pénalement irresponsable au sens de l’article 71 du Code pénal en l’obligeant soit
de suivre son traitement au CPL soit au CHNP.
L’unité psychiatrique spéciale prévue au CPL accueillera également les détenus qui
sont en période d’observation au sens de la loi du 10 décembre 2009 relative à
l’hospitalisation sans leur consentement des personnes atteintes de troubles mentaux.
Elle pourra aussi accueillir des personnes qui sont partiellement irresponsables
pénalement (art.71-1 du Code pénal) ainsi que des détenus qui nécessitent des soins
psychiatriques intensifs en raison d’une maladie mentale.
L’exposé des motifs du prédit projet de loi précise encore que «l’idée est que seul les
détenus sont à admettre dans l’unité psychiatrique spéciale qui souffrent d’une maladie
mentale tellement grave qu’elle ne peut être convenablement soignée au centre pénitentiaire
de Luxembourg. »
Il est encore à relever que cette unité psychiatrique spéciale prévue au CPL sera
configurée de la sorte à permettre une séparation physique entre les détenus (ayant un
problème psychiatrique) et les malades mentaux qui n’ont pas le statut de détenu.
Cette unité sera soumise à l’autorité du ministre de la Santé et sera dirigée par un
médecin-directeur désigné par celui-ci.
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