indiqué d’éviter le recours à du pain de mie de longue conservation et d’accompagner les tartines servies le soir soit d’une salade, d’une soupe ou d’un fruit par exemple. L’équipe de contrôle a également été informée du fait que le pain mis à disposition sur les deux sites serait de qualité médiocre et souvent pas frais. Ce problème concerne plus particulièrement le site de Schrassig et semble dû à un problème d’approvisionnement le matin. Comme le pain est livré sur les deux sites par une boulangerie externe, la Médiateure recommande aux autorités concernées de veiller à ce que la boulangerie avec laquelle un contrat est établi à cet effet soit à même de garantir la livraison journalière de pain frais aux heures du matin également sur le site de Schrassig. (33) Une considération très importante concerne le budget qui est à disposition de la cuisine. Selon les informations reçues sur place, le budget journalier par mineur, pour l’ensemble des trois repas journaliers et des collations, est de 6,41 €. Ce montant est légèrement inférieur à celui réservé aux détenus du CPL qui est, pour les mêmes prestations, de 6,79 €. Au CPG, le budget journalier réservé à cet effet est de 5,69 € (année 2011). L’équipe de contrôle s’est renseignée auprès d’une institution conventionnée comparable qui se voyait allouer au même titre par le Ministère de la Famille un budget de 6,1 € pour l’exercice budgétaire 2011. Le budget paraît donc, à première vue, suffisant pour proposer des repas équilibrés, variés et suffisants aux pensionnaires. Or, les constats faits sur place indiquent que tel n’est en toute occurrence pas le cas. Des explications à ce sujet livrées par les responsables du CSEE, l’équipe de contrôle a pu dégager que le montant avancé de 6,41€ par mineur et par jour ne constitue en réalité qu’un indicatif théorique, plutôt destiné à un usage statistique et budgétaire global. De nombreux facteurs font que le montant réservé à titre de frais d’alimentation par mineur et par jour soit très largement en deçà des 6,41€ budgétisés. Ainsi par exemple, un jeune prenant son repas dans la cantine de l’établissement scolaire qu’il fréquente, à un prix d’environ 5€ ne se verrait réserver que 1,41€ pour l’ensemble de son alimentation du matin, du soir et des collations. Or, ces jeunes prennent assez souvent un repas chaud du midi dès leur retour au CSEE. On doit à cet égard également prendre en considération qu’une partie non négligeable du personnel en service du CSEE prend ses repas du midi également à la cantine, ensemble avec les pensionnaires. 34

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