CAT/OP/CHE/CNPMRO/1
elle a augmenté le pourcentage du temps hebdomadaire qui doit être consacré aux travaux de
la CNPT. La Commission est d’avis qu’une disponibilité accrue de ses membres et une
rémunération adéquate permettront d’augmenter la fréquence des visites de contrôle dans les
établissements de privation de liberté en Suisse.
12.
Etant donné que tout changement concernant la composition et le nombre des
membres de la Commission exigerait une modification de la loi fédérale sur la Commission
de prévention de la torture8, la Commission est d’avis qu’il ne s’agit pas d’une priorité à ce
stade. C’est pourquoi, la Commission a décidé, lors de son assemblée plénière en septembre
2020, de renoncer à augmenter le nombre de ses membres au-delà de 12, et d’accroître son
efficacité par d’autre moyens.
C.
Réponse aux paragraphes 36 à 39
13.
La Commission partage l’avis du Sous-Comité concernant la nécessité d’augmenter
de manière significative les effectifs du Secrétariat. Le financement actuel de la Commission
permet d’avoir 3.4 postes à temps plein au Secrétariat, dont 1.3 liés à des contributions
financières attribuées à des projets spécifiques (la prise en charge médicale dans les
établissements de privation de liberté ainsi que l’examen des conditions et traitements dans
les centres fédéraux pour requérants d’asile).
14.
Conformément à sa stratégie triennale9, la Commission entend élargir les visites de
contrôle aux établissements médico-sociaux, en particulier aux foyers pour personnes âgées,
notamment pour examiner de plus près la conformité aux droits fondamentaux des mesures
restreignant la liberté de mouvement. La situation actuelle, notamment les mesures de
limitation de la liberté de mouvement mises en place par certains foyers pour personnes âgées
dans le cadre de la pandémie du Covid-19, montre l’importance de ces visites de contrôle. Il
va de soi que la mise sur place d’un système pérenne de visites dans ces établissements
nécessite des ressources financières et humaines adéquates, ce dont la Commission ne
dispose pas à l’heure actuelle. La Commission prévoit, comme déjà indiqué ci-dessus, des
consultations avec les départements fédéraux concernés afin d’obtenir une augmentation
significative de ses ressources humaines au Secrétariat.
15.
La Commission souhaite rectifier trois observations faites par le Sous-Comité. Le
Secrétariat dispose de l��équivalent de 3.4 postes à temps plein repartis entre cinq
collaborateurs, incluant la responsable du Secrétariat qui travaille aussi à temps partiel. Il est
correct que le personnel du Secrétariat est engagé selon les mêmes règles que le personnel de
la Confédération. Cependant, il est important de préciser que le personnel du Secrétariat
travaille de manière exclusive bien qu’à temps partiel pour la Commission et ne s’acquitte
pas d’autres tâches au sein du Département fédéral de justice et police (DFJP).
D.
Réponse aux paragraphes 40 à 42
16.
S’agissant de la coopération internationale avec d’autres mécanismes, la Commission
rencontre régulièrement ses homologues allemand et autrichien pour des échanges sur des
thématiques variées. En octobre 2019, la Commission a accueilli des représentants des
mécanismes allemand et autrichien pour une rencontre de deux jours consacrée aux mesures
de privation de liberté prononcées en application du droit des étrangers. Une attention
particulière a été accordée aux différences dans les modalités d’exécution et de renvoi entre
les trois pays. Outre, en avril 2019, la Commission a signé avec l’organisme national kosovar
de médiation une convention de coopération concernant le contrôle des rapatriements par la
voie aérienne. La signature de cette convention, a permis de concrétiser un vœu exprimé de
longue date par la CNPT s’agissant des rapatriements et de mettre en place un suivi lors de
l’arrivée des personnes à rapatrier.
8
9
4
RS 150.1., article 5 : « La commission compte douze membres. ».
La dernière stratégie couvre la période 2019 à 2021.