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Une prise en charge de nature à prévenir les violences
- des activités de proximité (dans l'unité, dans le quartier, 127
dans la coursive, dans la cellule) jointes à des activités spécialisées
(dans des espaces thérapeutiques, des locaux dédiés à l'enseignement, au sport, dans une bibliothèque qui offrent une ambiance
différente).
Trop d'inégalités existent quant à l'accès à des activités
pendant le temps de l'enfermement. La télécommande n'est
pas laissée à la personne gardée, les jeux sont rangés dans des
placards fermés à clé, des activités culturelles, artistiques ou
sportives sont soumises à une prescription médicale, l'information sur les activités est parfois insuffisante. Le nombre de places
est restreint, sans relation avec le nombre de personnes hébergées. Enfin, la dépendance au personnel, l'absence d'autonomie
pour se rendre aux activités limitent la possibilité d'y aller tant
dans les établissements pénitentiaires, dans ceux de la protection
judiciaire de la jeunesse, que dans les établissements de santé
mentale. Il en résulte de l'ennui, un constat d'activités peu fréquentées puis leur disparition et la recrudescence des violences
entre les personnes.
Le régime de respect en prison, en promouvant l'autonomie
de la personne et en encourageant à la participation à des activités, réduit les violences, comme le CGLPL l'a indiqué dans
son avis relatif aux modules de respect dans les établissements
pénitentiaires 1.
RECOMMANDATION 23
Une offre d'activités variées et adaptées au public privé de
liberté, tant dans son contenu que dans ses conditions d'accès,
doit être proposée dans chacune des institutions concernées.
1. CGLPL, Avis relatif aux modules de respect dans les établissements pénitentiaires, publié au Journal officiel du 14 mars 2018.
04/11/2019 10:41:41
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