Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté
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Section 3
Une formation des professionnels soucieuse des relations
interpersonnelles évite les violences
Le CGLPL a consacré un rapport thématique au personnel de l'ensemble des lieux de privation de liberté. Un certain nombre de préconisations concernant le recrutement
et la formation du personnel ainsi que l'accompagnement
quotidien des équipes y sont formulées, qui rejoignent la
question de la prévention des violences interpersonnelles.
Il s'agit ici de mettre en exergue des aspects particuliers de
ces préconisations.
I – Le recrutement
A – Les policiers, gendarmes et douaniers
Ces trois professions ont en commun la gestion de l'interpellation et des mesures de garde à vue ou de retenue douanière.
Seuls les policiers sont amenés à travailler également dans
des centres de rétention administrative (CRA). La diversité des
fonctions policières ne conduit pas à un recrutement distinct
et le recrutement est identique pour un agent des compagnies
républicaines de sécurité, un agent de renseignement, un gardien
de la paix affecté en sécurité publique ou encore en police aux
frontières. Leur formation initiale est commune. La gestion du
processus administratif et judiciaire de la privation de liberté n'est
pas garantie par la phase de recrutement.
Pour accéder au corps des sous-officiers de gendarmerie, deux
concours annuels sont proposés, un interne et un externe, pour
environ 3 500 recrutements par an. Les gendarmes adjoints ont
la possibilité de passer le concours interne de sous-officier sans
disposer du baccalauréat, nécessaire pour s'inscrire au concours
externe de sous-officier.
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