Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté
12
-247-18937-3.indd 12
question apparaît à ce point entendue par l'administration pénitentiaire que, de plus en plus, la surveillance s'effectue dorénavant à distance, et non plus à l'intérieur des cours de promenade,
par un dispositif de vidéosurveillance dont une vocation consiste
à recueillir les éléments de preuve lors des violences qui s'y
produisent » 1.
« Il est impossible de sortir en promenade sans se faire frapper
ou racketter par des bandes des quartiers sans qu'aucun surveillant n'intervienne ».
Saisine d'une personne détenue, centre pénitentiaire, 2019
Dans les CRA, l'absence des policiers en zone de rétention
empêche une régulation des conflits entre communautés ou de
violences sur des personnes vulnérables.
RECOMMANDATION 3
Les lieux de privation de liberté doivent permettre un accès
libre à des espaces communs, y compris à l'air libre, afin
de favoriser les relations sociales ou au contraire s'extraire
momentanément du groupe. Ils doivent être placés sous la
protection des professionnels.
III – L'état des locaux
Principalement dans des commissariats, prisons, tribunaux
et certaines unités de psychiatrie, la vétusté des locaux ou leur
défaut de maintenance génère des violences.
1. CGLPL, Rapport d'activité 2013, Dalloz, 2014, page 175.
04/11/2019 10:41:25
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents