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L'enfermement, propice aux violences interpersonnelles
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- le nombre d'agents pénitentiaires d'escorte est relevé ;
- des personnes sont prises en charge par des agents équipés de
tenues pare-coups ou tenues d'intervention.
« Depuis un mois je ne dors plus, les surveillants nous
réveillent quand on dort la nuit. Cette nuit, de 23h à 6h du
matin, ils tapaient à ma porte de cellule jusqu'à me réveiller
et si je me réveille pas ils continuent. Tous les jours la même
chose. J'ai pris un rapport parce qu'on me réveille toutes les
deux heures, on va où franchement, après on dit que les détenus sont violents mais une personne qui ne dort plus devient
totalement folle, mettez-vous à notre place ».
Saisine d'une personne détenue, centre pénitentiaire, 2018
Section 3
La violence s'inscrit dans des relations humaines
et sociales non maîtrisées
I – Des parcours de vie empreints de violence
Les violences interpersonnelles peuvent être mises en perspective avec les motifs qui sous-tendent la privation de liberté,
que ce soit la pathologie, le type d'acte délictueux ou criminel, et
s'inscrivent également dans les traumatismes antérieurs exercés ou
subis par la personne.
« [Le surveillant] me reproche de l'avoir étranglé sans savoir
pourquoi. Je reconnais avoir pété un plomb car j'avais signalé
à la direction ce que je subissais et c'est d'ailleurs pour éviter
cela que j'avais demandé le quartier d'isolement (pour éviter
d'en venir aux mains). La plupart des agents et la direction
savaient que j'avais une fragilité psychologique ».
Saisine d'une personne détenue, maison d'arrêt, 2017
04/11/2019 10:41:27
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