Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté
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« Les adaptations liées à la mixité doivent rapidement être
intégrées dans le projet d'établissement. » 1
Il n'est pas question de personnes violentes mais de personnes
ayant ponctuellement une phase de violence. Le CGLPL conteste
par conséquent l'instauration de régimes ou quartiers spécifiques
dans lesquels des mesures de sécurité sont systématiques, comme
par exemple le menottage lors des déplacements. S'il est légitime
de prendre une mesure particulière à l'égard d'une personne pour
faire cesser un acte de violence, on ne peut admettre des mesures
spécifiques, systématiques et pérennes.
RECOMMANDATION 8
L'évaluation individuelle des risques de violence et de
vulnérabilité des personnes privées de liberté doit être fréquemment actualisée afin de ne pas les soumettre à des
conditions de prise en charge systématiques, stigmatisantes
ou inadaptées.
II – Des postures professionnelles potentiellement
source de violences
Dans un lieu de privation de liberté, chacun soupçonne l'autre
d'être à l'origine de la violence : le personnel le serait au regard du
pouvoir et des moyens qu'il a pour gérer l'enfermement, les autres
parce que leur crime, délit ou folie les identifient d'emblée à des
personnes violentes.
Toutes les personnes privées de liberté identifient, comme
cause de violences, les attitudes des membres de l'équipe qui
les prend en charge : manque d'empathie, incompréhension,
rapport de force, postures individuelles ou d'équipes inadaptées,
etc.
1. CGLPL, Rapport de visite du centre éducatif fermé d'Allonnes, avril 2018.
04/11/2019 10:41:28
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