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Une prise en compte insuffisante
font état de leur analyse (circonstances, signalement, conséquences, 65
mesures correctives de nature à prévenir leur renouvellement) sauf
quelques exceptions comme le centre de détention de Montmédy
où a été mis en place un comité de pilotage sur les violences en
détention et ont été prises des initiatives sur les signalements et les
analyses de situation.
Pourtant les sujets à débattre sont nombreux, tant concernant les personnes impliquées que sur les facteurs structurels
que sont les conditions d'enfermement. En 2016, le CGLPL a
écrit : « Au cours des visites qu'ils effectuent et à la lecture du
courrier qu'ils reçoivent, les membres du CGLPL ont acquis le
sentiment d'une aggravation du “climat de violence” régnant
dans les établissements pénitentiaires. La recommandation en
urgence que la Contrôleure générale des lieux de privation de
liberté a adressée au ministre de la justice le 18 novembre 2016
à propos du centre pénitentiaire de Fresnes témoigne d'une
situation qui n'est malheureusement pas isolée, bien qu'elle soit
poussée à l'extrême dans cet établissement où elle se combine,
de surcroît avec de graves carences en matière d'hygiène. Les
causes en sont souvent identiques : surpopulation pénale, effectif
insuffisant des surveillants, faiblesse de l'encadrement et manque
d'activité. » 1
C – Les autres lieux de privation de liberté
Concernant les tribunaux, les commissariats, les unités de
gendarmerie, les unités douanières, les contrôleurs n'ont pas
relevé l'existence d'études systémiques relatives aux violences
interpersonnelles dans ces lieux.
Des études existent concernant l'activité de police, mais ne
se concentrent pas sur les locaux de garde à vue, de retenue, de
rétention. Il s'agit d'analyses de l'activité de police prise sous
1. CGLPL, Rapport d'activité 2016, Dalloz, 2017.
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