Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté 76 -247-18937-3.indd 76 personnes, le service de police compétent sollicite des images de vidéosurveillance que l'établissement ne peut pas fournir et les enquêtes disciplinaires ne sont pas étayées par ce type d'images ». 1 RECOMMANDATION 16 Dès le signalement d'un acte de violence entre des personnes, les données de vidéosurveillance doivent être extraites et conservées, le temps utile aux procédures. S'agissant plus particulièrement des faits commis par le personnel sur des personnes privées de liberté, ils font minoritairement l'objet d'une enquête, administrative ou judiciaire ; ils sont parfois difficiles à caractériser, les témoignages tendant à ramener l'acte à un simple geste professionnel ou à le minimiser, sans que la vidéosurveillance permette de l'attester. Dans un établissement pénitentiaire visité, les contrôleurs ont été informés de violences ayant fait une victime chez une personne détenue, sans que le ou les auteurs soient connus : lors de sa prise en charge à l'unité sanitaire pour une fracture de la mâchoire, l'incident n'a pas semblé émouvoir le personnel, y compris de santé qui a relayé des propos comme « C'est la prison », « Ils ne veulent rien dire ». La banalisation des violences est une réalité. « Enfin, de nombreux entretiens avec des personnes détenues ont rapporté le comportement inapproprié et violent d'un premier surveillant ; par exemple lors du contrôle, une personne détenue avait sollicité du service médical, un certificat médical de coups et blessures afin de déposer plainte. Il a été demandé au directeur d'enquêter sur cette situation, et, le cas échéant, de diligenter les poursuites appropriées. 1.  CGLPL, Rapport de visite du centre pénitentiaire de Maubeuge, janvier 2018. 04/11/2019 10:41:33

Select target paragraph3

Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents